Bangkok, Nam pha pa yai camp


Deux jours à tuer a Bangkok? Vous pouvez essayer de vous faire tailleur un costume… à vos risques et périls, j’ai testé… j’attends toujours la robe que j’ai en partie payée, elle était prête, mais pas à ma taille ! Ou alors, pour un séjour plus aventureux, il y a le camp de Ben Grasser, pas bien loin de Muak lec. Ben, frenchie exilé depuis des années en Thaïlande, travaille en accro sur des plates formes pétrolières, et le reste du temps, chouchoute le camp qu’il a crée selon ses idées : panneaux solaires, autonomie complète, Ben ne va jamais au super marché, il trouve tout ce qu’il faut chez la mamie du coin. Tyrolienne pour traverser la rivière et accéder à la falaise, maison dans les arbres, douche à la bassine, et bien sur, guêpes, serpents, scolopendres, scorpions, vous voilà dans la jungle!
Il faut bien vous imaginer la nuance : si équiper est déjà une belle affaire en France, ici il s’agit d’accéder au sommet de la falaise en se créant un passage au coupecoupe dans la foret de bambous, puis de poser ses spits en regardant bien dans chaque trou si un serpent n’y dort pas, si un nid de guêpes géante n’est pas logé là. Il y a deux jours, je grimpais naturellement, en mettant les mains sans inquiétude dans les trous… depuis que James a croisé un énorme python somnolant dans un creux à 3 metres de la voie qu’il équipait, j’ai changé de tactique : je repère les bacs, je me hisse sur des croutes pour regarder dedans, et là seulement je mes les mains.
Un peu inquiet ? Voyons, on est en Thaïlande, pas dans une salle de gym, et même si personne ne le dit, vous etes plus en sécurité ici qu’ à Tonsai, pas de microbes à l’horizon, pas de singes mordeurs. Et si vous leur rendez visite, promis, le petit dej est gargantuesque, la femme de Ben, thaïlandaise, cuisine divinement, et Ben offre le logis à tous ceux qui équipent les centaines de lignes potentielles. Enfin, le plus important bien sur, Ben n’a pas choisi ce coin par hasard, calcaire déversant truffé de colos, du 5 au 8b, des centaines de lignes a ouvrir, dalle ou toit, nous sommes allés de découvertes en découvertes, avec u 6c+ sur une draperie majeur, un 7c sur des prises toutes douces, en équilibre, et mon premier spit posé dans la voie équipée par James, un 8a+/8b sur patates dans un gros devers. Un paradis sauvage !

Le camp est 130 km au nord de bangkok :
Thai / English
Joy : +66 (0)8 91 28 78 49
French / English
Ben: +66 (0)8 79 06 97 09

 

Nouvel episode de nos aventures aiatiques: Bankok, Muac lec


Après Ban nan none, perdus dans un Laos sauvage, nous retournons vers la modernité. Un bus de 12 heures nous pose à Bangkok, mega pole à mi chemin entre la moderne Kuala Lumpur et la typique Saigon : à Bangkok, devant les boutiques et shopping center classiques, de petites échoppes s’étalent le long du trottoir, proposant fringues, sex toys, valium... Bien sur, en grimpeurs enragés que nous sommes, nous passons à la capitale certes pas pour du shopping, mais plutôt pour rendre visite à un ami de James, Richard Eden, qui s’est exilé en Asie depuis des années. On s’attendrait à trouver a Bangkok une foule de grimpeurs, sur les 11.5 millions d’habitants... mais non, ici le grimpeur est perle rare, les lignes équipées aussi, et Richard s’est vu contraint pour continuer à grimper de devenir équiper. Et bien lui en a pris, parce qu’avec le français Ben Grassea, ils ont ouvert Muc lac!
Un bus vous dépose 2 heures au nord est de Bangkok en suivant la route principale, une espèce de 4 voie ou les demis tours sont autorises. Petite halte pour déguster un pad thaï (des nouilles sautées) dans un bouiboui. Ensuite il faut réussir à trouver la piste vers la falaise, visible sur la droite depuis la route. 30 min de bartasse sur un sentier de Monk abrupte, pendant lequel Richard nous met en garde contre les serpents, fourmis, et autres amuses gueules, et nous arrivons au pied des voies... bon... à première vue, rien de bien fantastique, mais James m’a prévenu, “do not expect anything great”. Il a une théorie de voyage que je commence à partager: mieux vaut toujours s’attendre à peu, et être agréablement surprise par du “un peu mieux”. Des murs légers devers, quelques colos mais pas foison, je commence par un 6c qui  montre un certain style, une draperie de colo assez jolie... Wow, dément! Le rocher se révèle parfait! Tout doux et pourtant adhérent, des trous apparaissent au fil de la grimpe, déroulant une séquence parfaite. Cerise sur le gâteau, il parait qu’ils n’ont pratiquement pas eu besoin de nettoyer, tous ces trous, colos, sont véritablement naturellement doux et propres! Nous nous élançons ensuite dans un 8a majeur, bien que très bloc, encore un projet que James va se charger de libérer, puis un 7c 5 étoiles, le dernier bébé de Richard. Décidément, l’Asie est pleine de surprises, et de belles !

 

Ban nan none

 

Et de 3... voici encore une carte du Laos, mais un poil plus engagee!!!! Ban nan none, vallee perdue, ses villageois, et ses toiles d'araignees!

carte sur Kairn

 

Je vous l’avais promis, après le 3 étoiles de green climbers garden, Taekek, Laos, nous nous sommes mis en mode Macgyver… enfin de mon point de vue du moins. L’accès était un poil plus complexe que les 12 minutes de tuktuk. En effet, notre prochaine cible, Ban nan none, est un site perdu dans une vallée, à 150 km de Taekek, ouvert il y a 5 ans par un groupe de français téméraires. 4 heures de scooter au programme, le baptême du feu pour moi, sans compteur de vitesse, mais on a fait le tout en 2 h 30 je vous laisse calculer. J’ai bien du mettre 1heure à comprendre que pour freiner je devais appuyer avec le pied droit ! Bref… de Taekek, l’une des principales villes du Laos, mais déjà un royaume de poussière, cahutes, motos et tuktuk, on quitte les grands axes pour s’enfoncer dans un paysage de collines couvertes de jungle, maisons sur pilotis en bois ou bambou. Ban nan none est un petit village tout au fond de la vallée, il faut ensuite suivre une piste en terre pour rejoindre la falaise. Oh surprise, le pied des voies, que nous attendions recouvert de jungle, nid a serpents, était dégagé  !!! Il semblerait que la région s’ouvre à l’écotourisme, ils ont donc « sécurisé les chemins », à grand renfort de coupe coupe et de feu.
Mais je vous ai promis du mac giver… A Ban nan none, les 1ers points manquent systématiquement, petite blague des villageois, qui, ma fois, devaient se demander ce que des spit flamboyants faisaient sur du rocher. Souvent le 2eme point aussi s’est envolé, nous avons donc appris à construire un bâton de préclipage. 2eme petit obstacle, les voies sont très, mais vraiment très peu pratiquées… donc royaume des toiles d’araignées, une première montée s’impose donc, balai au fesses, grosse brosse, petite brosse, bâton de préclipage suspendu pour monter de point en point et écarter araignées ou serpents.
Et je vous assure, une fois échauffée par ces amuses bouches, j’ai ADORE !!!!!  Dévers a 30 degrés, des voies vraiment classes,  mention spéciale pour « Ca baille dur », 7b majeur sur colos et patates, et un 8a et un 8b dans un style différent sans colos, mais des mouvements sur règles en devers, un peu de 3D.  Merci aux ouvreurs, c’était un régal ! Cerise sur le gâteau, à gauche, à droite, partout des lignes incroyables attendent encore leurs spits !!! Mais ca devrait venir…

Pour plus d’infos : http://www.laosclimbing.com

 

Laos, le toit gruyere

 

Un petit coucou du Laos, entre deux aventures, voici la premiere carte postale pour Kairn, bien sur je ne dis pas tout, impossible, masi promis, pas de serpents en vue pour l’instant, j'ai appris la parade: faire des feus au pied des voies, les serpents détestent!

Carte postale de Kairn

Juste un katana lace-up. Promis, il est bien dans la photo… C’est bien mon chausson, et moi je suis à moitie coincée, rampant sur le dos pour rejoindre la sortie de ce trou/tunnel qui perce une énorme circonvolution (à ce stade là, j’ai en stock dans mon vocabulaire ce mot barbare ou “patate géante”, à vous de choisir). J’ai bien du hésiter 5 minutes pour décider si je devais m’engager dans le trou, entrainant la corde dans mon sillage, ou le contourner par-dessous… mais après essai, l’option 2 semble largement au deçà du 6b+ annoncé ! Parce que oui, je suis bien en train de grimper, on ne m’a toujours pas converti à la spéléo… quoique là, la roche y fait quelques allusions !
Green Climber’s Garden ! Voilà ce paradis aux patates, au fin fond (enfin presque, j’annonce, on verra pire) du Laos, un toit hallucinant ! Tout simplement !  Jamais vu un toit comme celui-ci, et pourtant, avec la grotte de Millenium en Sardaigne, je pensais avoir posé la barre haut ! Celui –ci n’est ni tellement haut, ni tellement large, mais propose un nouveau monde en matière de grimpe 3D. Avec des avancée de 20m pour des cotations dans le 7, et même le 6b+ (rude, hein tout de même), on se doute bien qu‘il y a un truc. Du bas, certes, c’est sacrement découpé ! Mais une fois lancé dans la voie, WOW ! Ou est le haut, le bas, et ma prochaine dégaine, elle est derrière quelle patate ?
Bon je ne vais pas vous parler de patates toute la soirée, j’ai déjà réussi à placer mon tubercule  4 fois, et de toute façon, ce ne sont même pas de vraies patates (et de 5J), mais plutôt un rocher gruyère. Voila juste Un spot qui sort vraiment, mais vraiment du lot. James et moi nous sommes arrêtés ici, à 12 km de Takeck, par hasard, ayant découvert sur internet que deux grimpeurs allemands, Uli et Tania, avaient eu le courage de créer « Green Climbers Home ».  On s’attendait au mieux à des murs blancs de calcaire, par 35 degrés à dégouliner sur son assureur, et l’objectif était plutôt de se prélasser dans ce pays cocon qu’est le Laos, avec grimpe en option.
Sauf que notre tuktuk nous a posé au cœur d’un champ de montagnes : au bout d’un chemin en terre, au milieu d’un village de pagodes en bambou  avec au centre la pagode « climbers bar », le tout sur pilotis pour la saison des pluies. Uli et Tania ont entièrement crée ici un paradis pour grimpeurs : bungalows ou dortoir, topo, location de matériel , bar, resto avec menu typique succulent (mention spéciale pour le coconut lassi et les boulettes de riz gluant frites, à ce qu’il parait une invention de Uli, sacrilège mais tellement bon !), un village de grimpeurs, par des grimpeurs. Je l’ai déjà dit, voici le paradis !

Pour ceux qui veulent prendre leur billet de suite :
Accès : 12 km au nord deTaekek, Laos. On arrive a Taekek par 6 heures de bus depuis Vientiane, capitale, plus ½ a 1h de tuktuk, selon les spécimens.
Saison : la meilleure saison est décembre-janvier, un peu avant ou après, éviter bien sur la saison des pluies.
Budget : très petit budget ! Le plat de Padang curry avec riz gluant est à moins de 3 euros !
Toutes infos supplémentaires : http://greenclimbershome.com

 

 

 

 

Asie... presque

 

Pour Janvier Fevrier 2012, James et moi nous accordons le trip de mes reves: 1 mois et demi en Asie: Malaisie, Laos, Thailande yahouuouuououou :)


Mais avant les grandes vacances, voici les petites vacances, direction l'angleterre, Peak District
Ma 1ere carte postale en dircet sur
kairn!

 

 

Des croix, en voila!!!!!!


En une semaine de falaise(oui en fait 3 jours entre les anniversaires de James, Famille, Noel en avance...) on a réussi une belle collection de coches avec James:a Seynes, Metaphysique des tubes, 8c, 2eme essai pour nous deux, a Claret, Guere d'usure (8c) pour James, Biotope (8b+) pour moi. La fete quoi!!!!

 

 

 

 

La sportiva party!!!!!!

C'est demain au mur de lyon, tests du futura, contest de blocs, je serai la, de meme que Arnaud petit!

Un beau moment en perspective, venez nombreux!!!!

Au bilan, ca aura ete une superbe soiree, avec des blocs plein les bras, un gateau aux framboises et du champagne pour l'anniversaire de James, et le premier contact avec des chaussons qui promettent: les Futura!!!!!!!!!

 

El Cap, salle a Nantes, Inauguration

Dans la capitale de la Bretagne, une bande de joyeux grimpeurs a crée depuis déjà 7ans une belle salle d’escalade, El Cap. Un projet privé, mais l’esprit reste franchement chaleureux, il est ici question de passion !
Ils se sont lancés le défi l’an dernier de créer à grand renfort de sueur et de temps une ambitieuse extension de 17m de haut, un beau dévers à facettes que l’on baptisait le week-end dernier. A cette occasion North Face, mon partenaire, m’a proposé de monter dans le « nord » pour une petite visite, vin chaud, pains surprises et, beau cadeau, une « voie ultime » pour aller jouer ! La rumeur prétend que les gens de là haut sont plus chaleureux, je suis allée vérifier, j’en ressors ravie ! Le mur est véritablement de grande qualité, il pourrait honorablement accueillir une voie de coupe du monde, si ce n’est l’espace pour le public. « Ma » voie était un beau cadeau, dure, complexe juste à souhait, je l’ai sortie (ouf !)  en m’appliquant et surtout, l’équipe m’a accueilli avec un grand sourire, proposant même une initiation au dry tooling !
A tous, je vous souhaite beaucoup de grimpe à El Cap, des avants bras ruinés par le devers, et je tire mon chapeau pour ce nouveau mur !

 

Autriche, Zillerthall, Black Wall, mon dieu que le granite c'est dur!!!!

Sprungbrettl, 8b, au 2eme essai, comment dire, très beau, très très physique, très froid! Le granite, c'est une nouvelle histoire. Autant sur calcaire je tape des essais a vue dans du 8b, autant sur Granite, après travail dans la même cote, c'est déjà un exploit!

Mais bon, cotation mise a part, que c'est beau!!!!!