Nouveau site web en commun pour James et moi!!!!

Once upon a climb est né!!! Après avoir un peu hésité, mais pas tant, James et moi nous sommes lancés dans l'aventure: un site web commun!!! Après tout, on est mariés maintenant, c'est sans doute un engagement un peu plus sérieux :)

Alors voici Once upon a climb, un site dont le désigner est.... James!!!

Je vous assure, c'est classe, plein d'histoires, de photos, et certes en anglais, mais heureument il vous suffit de copier les adresses URL dans google translate, et c'est du français (allez les paresseux, y a plus qu'à cliquer ici)!!! (pas parfait, mais ça s'améliore).

 

Alors, bonne visite et à tout de suite :)

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Antalya, our closest place to a home? 11/2013

Antalya is a place where we have our little habbits, our friends, where I can visualise the evening to come without having to put question marks everywhere. I know I will drop my Tuktu biscuits into a honey and ginger tea, and if I close my eyes I can recal the ambiance of an evening in the gueshouse. A fire in the log burner, guests coming and going, the wooden tables, the big white breads. I even have my favorite warm up routes, my memories.

So no, it's not quite a house, but when we are tired of exploration, when we want some simple training, I go for Antalya, in Turkey.

This time was no different, with even more friends there than usual. I finally killed my black cat, Serpedon, 8b+, even if I still consider this as an unfinished buisness: I first started to work the route 3 years ago, and last year, someone cleaned the right cave, creating a new rest. The beginning broke and got harder, so the grade stayed. But my real goal remains to be achieved: to do the route in its original challenge, without the big rest. Ho well, I 'll be back!!!

I surprised myself with a few 8a+'s flash, and even the first ascent of an 8c. But best news of the week, thanks to Pablo Scorza, James' finger is nearly healed... snif, that is the end of my too short time placing quickdraws for him... I loved to be "the man"!!!

my favorite local habbit: abusing doggies :)

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KALYMNOS!!! VIDEO OF MY COMPETITION... WITH A BIT OF WEDDING :)

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Sardinia-bloc scooting with La sportiva .november 2013

Pietro Dal Pra had invited us over a year ago to come to northern Sardinia, in an undevelopped area or granite. The game is to try to open a new bouldering area, and James may be somewhat of a boulerer, but I definitly aren't. So to bring our little bit of salt in the great potion that Pietro is cooking now, with the help of proper bouldering stars like Nale, Anthony, Cody, Fabien, Mikele...we came up with this little one :)

one of the very very best easy trad multipich I have ever climbed!!!

And for good measure, I opened a good amont of 6A+'s, and with all the 8's and 7's of the other guys, that make for the beginning of a great bouldering area!!!

James coudn't resist, he had to bring out the gear, again...Even for a very short line :)

 

Sardinia, for a bouldering trip? Why not? the rock is definitlly there...

 

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After Baffa, Daylan October-november 2013

Before heading for a week to Sardinia with the La Sportiva guys, we made the most of our departure from Dalaman airport to visit a small and totally forgotten area, Daylan.

The climbing definitly deserves its five stars, but all new bolting is forbiden, despite so much more potential lines... and let's admit it, there is a good reason: Lician thumes, everywhere, at half hight of the cliffs. They are from the 5th centuray berofe christ!!!

For the little story, people belived in a winged sirene bringing the dead to the other world. and to make sure she wouldn't mistake and thake some livings on her way, they dug the thumbs in the middle of cliffs...

 

 

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Sakarkaya ....chuuut, you'll see more of it very very soon!

So far, this place has been our best dicovery in Turkey. Maybe our best little surprise ever. But I like surprises, and to make it better, you guyswill have to wait for the episode of Turkey and Trimmings!!! (be patients!!!)

James on a cleaning mission of a new line...

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Baffa lake, nearly a paradise

After Kalymnos, We headed to Turkey for a bit of discovery. Baffa is the only bouldering spot I have heard about in Turkey. And barely...We arrived and fell into a stunning boulder field, I had no idea where to look at.

James and I ran in the mineral field for hours... but paradise isn't on earth yet, sure there is a lot to climb, but most of the rock isn't the best quality. Still, it is something worth telling.... and you will see more about the bouldering in our next video... This post is more about a side effect of our travels...

This is what I looked like after a double wasp bite... in the filds of turkish boulders, there are turtles, lezards, bees, snakes, wasps, scorpions... And having been biten twice in 10 days, I had the surprise to realize I had become allergic to simple wasps! Not so efficient, for an "explorator ". Oh well, we just went to the pharmacy to buy a seringue and capsule of Adrenaline. Next time I get bitten, to avoid the general alergic reaction, I will just have to have an injection in the ass :)

But as James kindly proposed, we can train on him, in the meantime :)

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Turkey and Trimmings, episod 1!!!!!!!

Here it is!!! Just click on the pic to see the video!

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Kalymnos North Face Climbing festival

 

10 jours très intenses, un mariage et une victoire tout à fait inattendue... Pour le mariage disons juste que c'était une surprise de James, et qu'il m' a époustouflé, mais c'est sans doute pour ça qu'on se marie non?

Pour ce qui est de l'escalade, à vrai dire il n'y en a pas eu tant que ça en dix jours, entre deux restos, des fêtes, des après midis avec mes meilleurs amis et ma famille venus pour l'occasion, j'ai surtout touché du caillou pendant les deux jours de "project compétition", et il faut croire que ça me réussit bien.

 

photo de Ricky Felderer- The North Face

J'avais juste envie de parler de certains petits moments de compétitions qui m'ont marqués. Ces dernières années je ne fais pratiquement plus de compétitions, et j'avous que c'est tout de même assez savoureux de finir sa journée de grimpe avec le sentiment d'avoir bien grimpé sous la pression.

Lors de mon dernier essai, nous étions 4 filles à pouvoir gagner, qui sortirait la voie prendrait la tête. Autant être franche, j'avais pris le challenge au sérieux, et je n'ai pas vraiment de demie mesure en matière de compétition. J'avais donc soigneusement géré mon échauffement, mes sessions de travail dans les voies, mes temps de repos, sans doute un peu comme quand je me concentre pour réussir une voie à ma limite d'ailleurs. Au moment de démarrer mon essai, j'aurais dû être sous pression, j'aurais du avoir peur, n'est-ce pas... mais voilà, notre sport est magnifique: dès les premières prises, dès les premiers mètres, je n'ai pu que sourire à cause du plaisir des mouvements, du rocher, et je suis simplement, naturellement, entrée dans ma voie.

Bon, certes, je ne l'ai pas enchaînée, mais j'ai fait un très beau run, une grimpe calme, un bon combat, bref, je me suis régalée. Ca a toujours été ma méthode, je me suis souvenue ensuite: quand tu es distrait par le stress, la peur, bref, par quoi que ce soit qui ne sert pas à ta grimpe, re-focalise plus près, sur la voie. Deviens la grimpe. Simplifie.

:)

 

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Soon coming, the videos of our trip, on Epic TV, "turkey and trimmings".

click here to see the trailer:

 

 

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Meteora

Allez, pour le coup je suis un peu paresseuse, et vous pourrez très bientôt voir l'épisode sur Epic TV. James et moi sommes passés aux Météores, pour une découverte d'un site où la grimpe, déjà très peu conventionnelle, se déroule dans un cadre de monastères suspendus. WOW.

En vrac, des bons moments de terreur, une cheminée avec une seule protection, beaucoup trop de tatziki et moussaka, pas de moines mais des monastères, des sangles autour de gros galets pour seules protections, mais aussi des voies très bien équipées.... bref, une expérience épatante, différente.

Dernière longueur d'une voie "facile" mais engagée pour le moins, avec au sommet un monastère en ruines. Pour la petite histoire, il y avait au sommet de leur grandeur 27 monasteres perchés sur les tours de pudding, il en reste maintemant 7.

 

Un champ de tours de pudding, quelques monastères orthodores, qui ont été érrigés par les moines il y a 5 siècles, avec l'aide des villagois. La grimpe, c'est une vieille histoire ici!!!

 

A mi-chemin de la marche d'approche d'une grande voie, nous tombons sur une porte dans le rocher. Derrière, une petite chapelle creusée dans la roche.

 

 

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Italie, Interprete, de ci et de ça... 20/09/13

 

Comme vous le savez sans doute, James et moi sommes maintenant lançés dans un road trip jusqu'en turquie.

Premier stop avant de prendre le ferry, Interprete, une forêt de chataigniers, côte est de l'Italie, une petit bijou de grès avec des formes délirantes, et des blocs petits et grands qui se prêtent au bloc comme au Trad! A ce jeu, James, tout blessé qu'il est, a sorti son attirail de british, et Interprete a, autant que je sache, deux nouvelles voies de Trad!!!

Sur un gros bloc où Mauro Calibani avait ouvert E9, la première voie d'interprete, nous lui avons ajouté quelques copines, deux voies courtes aux alentours de E6 et E7, et de jolis puzzles de protection. Il a même fallu sortir les tricams!!! Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un tri cam... disons que ce n'est ni un friend, ni un cablé, et que ça se glisse dans de petits trous ronds, le coincement se faisant par une rotation du morceau métallique, sous l'effet de la Traction de la sangle. Incompréhensible n'est-ce pas... et bien c'est ça, la magie du trad, il faut essayer pour comprendre...

 

James dans une nouvelle voie... croyait-il, jusqu'à trouver de la magnésie en haut :)

Nettoyage des "vraies" nouvelles voies.

Enchaînera? Enchaînera pas?.... ouf, pas tombée :)

 

Et pour finir, une petite séquence filmée d'un beau bloc en traversée aux environ de 7c, pour vous donner envie de claquer ces beaux plats et trous!!

 

 

Prochain stop, Météora!!!! et avec nous Fotovertical, pour de belles photos et une serie de 7 videos Epic TV!!!

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Christmas Turkey - En mode voyageurs... 25/09/13

C'est parti!!! James, le van et moi sommes lançés pour 3 mois de voyage jusqu'en Turquie!!!

Départ de Montpellier il y a 3 semaines, un petit tour voir les copains à Briançon, Chamonix, 2 semaines de résine à Innsbruck pour se mettre en jambes... et nous nous payons le luxe, avant notre ferry, de deux jours à Interprete. Trad, Bloc, un petit paradis sauvage en peine Italie.

C'est parti pour de belles photos, de belles histoires de grimpe et pas de grimpe. Pourquoi je grimpe? Pour explorer, découvrir, et partager!!!

 

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La réunion, short movie!!!!!!

Et dans un mois, au festival North face de Kalymnos... la version longue!!!!!

 

 

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Mon premier E9? Chupacabra ou Chicama?

Allez, pour une fois, j'ai fait mon blog en anglais... deux raisons: c'est au pays des rosebeefs... et vous devez pratiquer un peu, j'en suis sure :)

pour le lire cliquer ici!!!

En gros, je suis allée faire un petit tour de trad avec James a Pembroke. La Reunion aura été une expé magnifique, mais comme toute expé... on en paye maintenant le prix: James est un peu blessé, et j'ai un mental de fille...

Je me suis un peu botté les fesses tout de meme, ca aurait été du gachi de ne pas profiter de ces incroyables journées sans pluies au pays des escargots... Je sors de mon chapeau Chupacabra, un ancien E9 décoté recemment, et j'ai vraiment du sortir les gros moyens pour me le payer.

Deux jours plus tard, un petit tour dans Chicama, normalement E9, je me l'offre en quelques heures... Ils sont fous ces anglais :)

J'ai peu mais j'y vais quand meme...

Mon seul moyen pour retenir les friends et nuts que je dois utiliser dans mes trad apres travail: prendre des photos... mouais... je suis encore une padawan trad!

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Zembrocal, 130m, 8c+ max... mixte

ou l'histoire de retrouvailles...

Ca y est, La Réunion c'est terminé, on se sera mis bien chiffon à ouvrir cette voie 5 étoiles! Les résultats, c'est une voie magnifique dans un mur vierge, et un projet qui devient réalité.

Mais la belle histoire, c'est ce qui reste normalement dans l'ombre, les moments autour de la grimpe... alors pour une fois, je ne vais pas parler de grimpe, mais de tout le reste!
Vous pouvez bien sur aller jeter un œil sur http://www.thenorthfacejournal.com/category/la-reunion/


Des moments spéciaux, et dans le désordre, c’est ce qui fait qu’on part en expé non ?

James en pleine intelligence ce matin!

Sam et moi, le 4eme jour d’ouverture, c'est-à-dire 4 jours passés le cul dans le baudrier, pendus du matin au soir… à ce stade, on commence à voir les choses autrement J . Et donc en ce 4eme jour, pendant que Yuji et James montaient au somment pour ouvrir les deux dernières longueurs,  que Jacopo s’octroyait une journée de repos, Sam et moi nous sommes donnés la mission de nettoyer la longueur 4, et d’essayer de l’enchainer… sauf qu’en matière de nettoyage… il y avait du boulot ! une longueur toute en traversée, qui suit un toit sous lequel une petite fissure se fait le malin plaisir de dégouliner sur la paroi, formant des espèces de tuffes (en Basalte !!!!!), qu’il faut nettoyer un peu mais pas trop non plus, vu qu’elles s’effritent constamment. 4 heures de nettoyage plus tard… Sam et moi avons donc commencé à mettre les mouvements au point, laborieusement… A sa 2 eme montée, Sam vient de se mettre un méga combat, pour tomber en hurlant de belles expressions américaines inédites. Et on n’a plus d’eau ! Qu’a cela ne tienne, un petit coup de talkie walkie, et Ricky attache 80m plus bas un sac de ravitaillement…avec une surprise…. Des mars, de l’eau… et une canette de 50cl de bière à …12 degrés, descendues aujourd’hui à dos d’homme, car oui, nous sommes en expé, mais une expé version Réunion !!! Mes amis se sont tout le long relayes pour descendre, il était hors de question de nous laisser dessécher sans rhum ni bières !


C’est un American, Sam, et après 4 jours à réclamer a corps et à cris de la bière et de filles (qu’il n’aura pas à son grand désespoir), Sam se rue sur la bière, je ne suis pas en reste non plus, et nous voila tous les deux bien pompettes… Qui dit bière dit vessie pleine, on ne tarde pas à devoir se soulager … et en paroi, être une fille présente un sérieux désavantage… au final il aura l’élégance de se tourner, pour découvrir que les prises de départ sont malencontreusement…humectées, de même que la corde. Je vous passe les nouvelles interjections américaines, il était alors temps de fabriquer un système de suspension à cette fameuse canette encore à moitie pleine, pour pouvoir en faire profiter James et Yuji qui redescendaient victorieux !


J’oubliais le nerf de la guerre… la longueur 4 a été enchainée cette fameuse journée… d’où son baptême non officiel : « dame pipi ».

(credit photo: Damialo Levati et Ricky Felderer)

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Dernier jour, Le Jour! 05/2013

5 heure du matin, le réveil sonne. James sort un bras de son duvet pour me réveiller, je suis déjà alerte malgré ma fatigue. La tente est secouée dans tous les sens, pluie et vent se relaient pour nous mener la vie dure… Je jette un œil dehors, il semblerait que nous ayons été les mieux lotis cette nuit dans notre V25, une tente destinée à la haute montagne. A cote, Jacopo prend sérieusement l’eau, il a crevé son matelas de sol. Ricky est recroqueville en chien de fusil (facile quand on fait 2.05m !!) dans la partie de sa tente qui n’est pas aplatie. Certes, c’est un peu sa faute, il a eu la flemme de bien arrimer les piquets hier a minuit quand on est arrives sous la pluie. Damiano dort de travers dans la voiture qui semble s’être métamorphosée en hammam froid. Quelle idée lumineuse, ce petit tour au volcan !


Le plan, car il y avait un plan bien sur, c’était de grimper au petit matin avec le lever de soleil sur la plaine des sables… Au lieu de cela, nous prenons un petit déjeuner glacé, avec des céréales sans lait et du café tiède (le réchaud s’est épuisé), tassés tous les 5 dans la tente. Je ne sais pas trop ce qu’on espère, aucune chance que le volcan se dégage maintenant !                       


Changement de plan, nous partons pour le sud sauvage de l’ile, toujours sous la pluie…tassés à 5 avec des sacs, des pulls, dans une petite Citroën qui part en crabe à chaque virage… Encore un bon plan bien sur ! Heureusement ils ne sont pas bien difficiles ces italiens, et chacun d’entre nous sait qu’on ferait bien de se taire : Yuji et Sam, eux, sont encore dans Zembrocal, c’est le dernier jour, demain Yuji a son avion a 10h du matin… Et la longueur 5 résiste toujours. Nos derniers espoirs sont retombés sur Yuji ; James et Jacopo ont déclaré forfait dans cette terreur de 15m, tout en écarts et en précision, en mini fissure et en adhérence.
Nous allons passer toute la journée à faire les touristes, visiter les coulées de laves, resto créole… Je me sens vaguement coupable. Yuji est au charbon pendant qu’on se la coule douce…. Et son texto ne vient pas… pourtant il m’a promis de me l’envoyer si il réussit. 5heure…il fait nuit dans une heure, Yuji doit déjà avoir fait 3 essais dans cette voie ultra douloureuse. C’est mort…


Nous arrivons à nos bungalows en bord de plage, Yuji et Sam doivent nous y rejoindre ce soir  quand ils auront fini pour la fête d’adieux… Ca va être un peu comme un acte manqué, de finir comme cela, sans avoir tout enchainé ! On est tous un peu tristes…
5heures 30, je reçois un texto, je ne pense même plus a la voie : « I dit it ! Tanks team ! » Yuji vient d’enchainer, à 30 minutes de la nuit, à son 4 eme essai de la journée, son dernier jour sur l’ile. Quelle classe !
Et maintenant, « party time » !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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5 athlètes venus des 4 coins de la planète, pour une escalade en pleine nature, au cœur de la Réunion.

Je suis une enfant de l’ile, grimpeuse de compétition ; j'ai fait ma vie dans ce monde à un niveau international, gagné une coupe du Monde…. Puis j'ai rencontré des grimpeurs différents, plus orientés vers l’outdoor, la nature, le « Trad », une escalade différente, où l’on doit poser ses protections soi même au cours de l’ascension. Ils m'ont fait voir une autre façon de grimper, 100% outdoor, 100 libre.
Aujourd’hui, après une enfance ou j'ai reçu énormément de mon ile, des gens, je veut revenir pour montrer ce que j'ai appris dans mes voyages et mes rencontres à travers le monde. Nous voila donc  le 25 mai avec un Japonais,  Yuji Hirayama, un Anglais, James Pearson,  un Italien, Jacopo Larcher,  et un Américain, Sam Elias, tous membres du team international The North Face, et des célébrités du monde de l’escalade. Il s’agit de rencontrer l’ile, et les Réunionnais, de présenter ce que c’est que le Trad.
Le but? Ouvrir une voie dans un style pur, c'est-à-dire depuis le bas, au cœur de Cilaos, près du Piton de Sucre.

Plusieurs rendez vous à retenir, où vous pouvez venir nous voir grimper et nous apprendre le creole :
-le 26 mai, James et moi arrivons sur l’ile.
-le 4 juin, Trad sur la falaise de Bassin Plat, st Pierre
-Le 5 juin au soir dans la toute nouvelle salle "Basalte Evolution "de St Pierre
-le 6 juin, l’équipe au complet part pour Cilaos
-le 15 et 16 juin, Basaltrip

Entrainement au Trad avant la Reunion... pas toujours un succes :)

 

Je voudrais d'ore et déja remercier tous ceux qui m'ont aidée a rendre ce reve possible, particulierement The North Face, Edelrid, La ffme 974, James, et tous ceux qui m'ont accompagné dans mon enfance grimpeuse, Rémi, Colette, Michel, Jul, Gabo, Mur, Panouille, Vinc, Fred... et j'en oublie bien sur...

A bientôt !

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Trip The North Face a La REUNION!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 04/2013

Ca y est c'est officiel, dans 15 jours nous partons à la Réunion pour un Trip The North Face, avec Yuji, Sam, Jacopo, James et moi!!!!!!!!!!!!!! retour aux sources, mon ile!!!!!!!!

les details ici

 

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Et si c’était bien aussi, le Bloc? 04/2013


Il y a quelques semaines je me suis retrouvée a peu près par hasard au Melloblocco. Certes, James et moi voulions y faire un tour, après tout, quitte à être en Italie, autant venir voir les copains… Mais de là à participer…
Sauf que dame Météo, comme partout ailleurs en Europe, continuait à la jouer vache, et nos 3 semaines de trad a Val de orco et Cadarese… s’en sont trouvées réduites à peau de chagrin ! Une fissure mouillée, de la neige dans les marches d’approche… il était temps de sonner la retraite, direction, Val di Mello, la seule vallée sans trop de pluie.
Apres une belle journée à se faire rouster dans les voies en Granite, je me suis fait dire… qu’il y avait des blocs dans la vallée !
C’était parti pour 4 jours de melloblocco, sous le soleil, et dix blocs à tenter ! Youpi, me diriez-vous ? Bof, moi je disais.
Râleuse ? Oh bien sur, je suis Française, c’est dans le sangJ, mais sans pudeur, je dirais que le bloc ne m’a jamais paru très amusant, par le passé. Deux semaines à Bleau m’avaient laissée froide, j’ai toujours trouve que les mouvements et limites d’un bloc n’étaient que des inventions humaines. Alors 4 jours de blocs…
Mais mais mais, depuis, je me suis retrouvée pas mal au dessus du point, voir du coinceur, et j’ai appris à contrôler ma peur. Même en Bloc, il faut savoir gérer ça, accepter de tomber. Et une fois libérée dans mes mouvements, j’ai enfin pu commencer à travailler les positions, améliorer au millimètre un équilibre… et découvrir la complexité du processus de travail d’un bloc ! Voila donc un nouveau puzzle, que je venais de découvrir ! Arriver devant un problème, toucher les prises et se dire qu’on ne pourra même pas décoller, puis chercher, tenter, trouver peu a peu, assembler les morceaux, puiser en soi les ressources, atteindre un niveau de concentration oùtout s’enchaine parfaitement, voila le bloc, voila un beau jeu !!!
Merci Melloblocco !!! 

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De batailles en victoires 04/2013

A dente Stretti est un très gros 8b de la falaise de Balma one, Italie. Jamais refait depuis sa première ascension il y a 18 ans... Voila pourtant une tres belle fissure, avec, avouons le 3 prises taillées au départ, qui serait délirant sans. J'avoue, j'y ai fait un tour... j'ai pris ma rouste... une fissure vraiment pas facile, et un pas de bloc ultime au dernier mouvement!

Bref, quand James s'est élancé dedans a vue... j'y croyais pas des masses... surtout qu'en bon british, il a décidé de bouder les spits, et est parti, la tête haute, avec 5 kg de friends, nuts, sangles: il voulait tenter le Trad onsight.

Vous imaginez sans doute facilement la différence: en trad, il faut

-trouver ou placer la protection,

-quelle protection

-et gérer le tirage...

Bref, un bon petit jeu.

(Photo: ricky Felderer)

Et a ce jeu la, incroyablement, il s'est hisse au prix d'un combat énorme, jusqu'au crux final... pour malheureusement tomber tout a la fin.

La classe quand même, ca, c'était du grand art, et je vous assure que je suis dure à épater!

(Photo: Ricky Felderer)

Deux jours plus tard, il remet le couvert, sous la pluie, avec une compet de pouiffante. Bien sur, ils ont le sang froid ces british, et celui-ci, en plus, une bonne tête de mule. Apres quelques essais ponctues de plombs énormes, en arrachant des protections, Il s'est entêté jusqu'a la nuit, pour nous clouer le bec avec un dernier essai victorieux, magistral.

grimpons sous la pluie.... (photo: ricky Felderer)

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L’Italie est toujours un bon choix! 23/04/2013

 

Apres un aller-retour pour un slide show  en Italie, à Alagna, et deux jours de rab à Cadarese, il nous démangeait fortement de revenir au pays de la pizza, quelque  fussent les horreurs promises par les météos italiennes.
Et bien sûr, pour bien tester son nouveau van, rien de mieux que 600km, des bivouacs en montagnes, et des nuits au froid !
Caradese, vous en avez peut être déjà entendu parler (je me suis fait le plaisir de vous traduire un article dans grimper J ), est un bastion de trad en pleines Alpes, un lieu de batailles entre les pro-spits et les Trad-istes. Il faut dire que cette falaise de granite coupée de fissures parfaites se porte plutôt bien à poser des friends !
J’y étais déjà allée il y a deux ans, en plein dans mes saisons de compétitions, et je me rappelle avoir fait des séries en moulinette pour essayer d’enchainer un majestueux 8a+, « grazie Ricky ». Pas si facile de se mettre en adhérence et de coincer dans une fissure, quand on est habitué au devers géants de compétition. Pourtant Grazie Ricky n’est pas vraiment une fissure. Plutôt un beau mur avec quelques passages en fissure… bien suffisant pour moi ! A l’époque donc, je m’étais contentée de l’enchainement en moulinette, avec des points bien espacés, heu… bon, j’ai fait ma fille.
Revenue sur le théâtre de ma couardise, mais forte maintenant de quelques semaines de « vrai » trad a la british, j’avais en tête  de tordre le coup à la coquine, et sans utiliser les spits s’il vous plait !


James avait lui aussi décidé de me donner une leçon de « big balls » ce jour la, et il s’est lancé dans l’équipement « ground up », c'est-à-dire depuis le sol, d’une jolie envolée sans fissure. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec l’idée de « ground up bolting », c’est une philosophie qui nous vient de notre maitre yoda en la matière, Pietro Dal Pra, et ses grandes voies sardes : quelques règles simples :
-on démarre du bas dans un rocher vierge,
-on grimpe en partant de chaque spit posé
-chaque fois qu’on doit poser un crochet, un friend, on met un spit.


En bref, ca se résume, si on ne veut pas finir avec un spit par mètre, à grimper sur quelques mètres dans du rocher vierge (et sale), se prendre de beaux plombs, jusqu'à arriver à une hauteur satisfaisante. Là on pose ses crochets (aouch, c’est la que se concentre tout le sel J… un crochet qui zippe, et c’est parti pour une belle chute avec perfo à la main, marteau au baudrier…) et on hisse son perfo pour poser son spit. 

L'enchainement de la derniere nee, 7c+


Un bon petit jeu quoi, un bon petit cran au dessus de mon projet…
Mais bon, aussi insignifiant que « grazie Ricky » puisse alors paraitre, il me restait encore à faire la croix sans me manger.
En théorie, il y a assez de protections pour que la voie soit « safe », mais mais mais, il reste qu’il y a entre le dernier friend et le sommet un bon 6-7m, largement de quoi se marrer en cas de chute au crux…qui est bien sûr, tout la haut ! Et pour couronner le tout, n’oublions pas que je ne suis pas encore une pro du coinceur… j’espère ne pas me tromper dans mes placements !
Bref, j’étais morte de trouille, mais je m’élance, avec une chose en tète : pendant le Trad, rien ne sert d’avoir peur. Si on sait ou poser ses coinceurs, il ne reste plus qu’a se concentrer sur sa grimpe et placer ses friend vite, et bien !  Plus facile à dire qu’à faire me direz vous ? Et bien non, encore une fois, quand je fais du Trad, il y a en moi un petit « clic », je passe en mode robot. Une fois ma décision prise, je grimpe, et même si j’ai peur, quelque par au fond de moi, cela n’interfère pas avec ma grimpe. Sensation assez magique !

Petit engagement en haut de Graze Ricky!

Une petite vibrante tout en haut tout de même…. Ouah… j’y suis !!!! Grazie Ricky, c’était fait !
Vive le trad, vive l’Italie !!!

En pleine forme apres ma croix...

 

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Sadernes 10/04/2013


En fin d’année dernière, James et moi avons décidé d’inversir dans un nouveau van… hors de question d’acheter un truc tout fait, notre nouvelle maison serait home made. Apres 2 mois  d’électricité, de vissage, ponçage… peinture en noir et rose, le bébé est prêt pour sa première sortie !!!
Sauf que voila, jusqu'à maintenant, c’est l’hiver à Nice, Montpellier, en Italie il neige, bref… nous voila partis pour l’Espagne !


Bien sur, il aura fallu pas mal de conviction de la part de Bartho, le grimpeur infatigable. J’en profite pour lui tirer mon chapeau : 40ans, toutes ses dents, et surtout, mort de faim ! Tout le monde connait Bartho à Montpellier, il tient la salle de Grabels depuis des millénaires, et il connait tous les potins, toutes les falaises. Je le connais moi-même depuis que j’ai seize ans, même si c’est récemment que j’ai commencé à pleinement comprendre le personnage. Bartho donc, c’est un grimpeur infatigable, avec dans le placard du salon aux portes précieusement gardées….les topos !!! Quand il travaille, il se connecte constamment à la météo, 8a.nu, Kairn et bien sur, facebook. Quand il ne travaille pas, …ben il est en falaise, et souvent avec ses deux gamins, qui commencent déjà à le taquiner d’ailleurs !
Les petits cotés subtils, on les trouve après : un spectacle électro à Grabels, Bartho parle en public devant le maire, à l’aise comme s’il fumait une clope. Une journée de pluie ? Il est à sa salle, et il s’entraine ! Incroyable, des leçons de motivations, j’en reçois ! Un burger dans notre micro maison ? Bartho est non seulement partant pour  « le meilleur burger de grabels, acheté au coin de la rue, », mais en plus il est passé chercher la commande, et nous les a offerts !
Bref, vous l’avez compris, voila un mec qui a choisi sa vie dans la grimpe, et qui a plutôt l’air heureux.
L’unique souci avec ces gens toujours contents… c’est qu’ils sont de très mauvais conseil !
« Bartho, un falaise sympa à l’ombre près de la maison ? Ah oui, il y a xxx (censurée, je ne voudrais pas chagriner des équiper), c’est vraiment pas mal, avec deux 8a tres sympas… »


Pour commencer la marche d’approche est passée de 20min estimées par le pote à plus de 40min, et bien sur, les voies sont nulles. Bon, je suis tres difficile en escalade, un peu genre gâtée pourrie. Mais bon, leçon retenue : ne pas écouter les conseils de Bartho !


Et donc, pour ces 3 jours en Espagne, Bartho avait beau nous rebattre les oreilles de ce super spot inconnu derrière la frontière… je me méfie… Direction Sadernes, mais j’emmène ma barre à traction et mon livre, on ne se méfie jamais assez !
Je ne vous décrirai pas le site aujourd’hui, c’est pour une autre fois, Francisco Taranto and co se sont chargés des photos…. Mais voila à mon humble avis un petit Rodellar, avec de belles voies dures, de belles voies faciles, des colos mais aussi des voies techniques, une belle rivière, et pas de monde.  Des cotations assez gentilles, je me vois offrir un tout petit 8b+,  Agora, vive l’Espagne, vivre l’escalade, et surtout :


Merci Bartho !!!

Secteur Intramon... c'est encore l'hiver...

Mais l'été se fait sentir!

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Chili, découvertes 2 21/03/2013

Comme je vous le racontais récemment, James et moi sommes partis au Chili pour une belle compétition de bloc. Prétexte à une immersion dans le vrai Chili...les grands espaces : Choriboulder dans les Andes, à tout juste 3 heures de la mégapole de Santiago, les cactus sur le chemin et le désert de roches, les chevaux sauvages, la piste défoncée, la rivière glacée. Des champs de bloc à perte de vue, les roches ici racontent une histoire, celle des de la formation en compression de la cordillere des Andes. Des filons magmatiques, et ici et la, le grimpeur guatémalien qui s’est tordu un doigt il y a deux jours passe sa journée à récolter des fossiles et à nettoyer ses cailloux. Une ammonite, des coques… Nous sommes ici sur le plancher d’un ancien océan.

Choriboulder

Puis Valparaiso la vieille ville, anciennement le port principal du pacifique est, et ses maisons multicolores, ses petits téléphériques pour descendre d’une colline, ses marchés en pleine rues, ses chiens qui prennent le bus.
Mais pour raconter cela, il y a les photos. Elles parlent d’elles même…

Choriboulder au matin...

Regime chilien

les couleurs de Valparaiso

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Chili, decouvertes 20/03/2013


Il y a un peu plus d’un mois, James et moi avons été invités par North Face Chili à venir à Santiago pour le « Master of bouldering », une compétition de bloc internationale. Certes je ne suis pas une bloqueuse, mais l’Amérique du sud était un hameçon bien assez affriolant pour me faire venir… Mais James, anti compétiteur convaincu, ne s’est laissé emmener qu’après réflexion, et vaincu par un argument imbattable : j’avais bien essayé le Trad, à son tour de se jeter dans mon univers !
Mater of Bouldering n’est pas une coupe du monde, certes, mais en plein centre de Valparaiso, avec plus de 3000 spectateurs l’an passé, Daniel Woods et Alex Johnson en Guest star,  une isolation et des caméras braquées sur les grimpeurs même dans les cruciales minutes avant de passer… ce n’est pas une compétition de quartier.
James est du style minutieux et réfléchi. Mais alors qu’il n’hésite pas à se lancer dans un big wall sans savoir monter à la jumar, il n’a cédé que sous condition que je l’aide à se préparer… Le mois de février avait donc été dédié à transformer notre trafic en camper van et a faire du bloc en salle. Mais après quelques séances à jouer, je suis entrée dans mon rôle de coach : James a du se plier a mes circuits de blocs en 5 minutes, apprendre le « a vue » en bloc, les « trucs » de compétition, le code des scotchs et les 3 secondes immobiles sur le bac de fin…qui n’est pas toujours un bac. 
Je n’irai pas jusqu'à dire que mon poulain était prêt à se mesurer aux cadors de blocs, même si il a du potentiel, le british, une tenue de prise surprenante et une coordination inhabituelle. Mais je ne me faisais pas beaucoup d’illusions, la compétition c’est un jeu de requin, et au pays des requins James est un bisounours. J’ai donc choisi la ruse, je lui ai répété encore et encore qu’il n’avait pas grand-chose à espérer, et que les qualifications lui seraient peut être fatales.
Arrivés au chili, Nous avons passé quelques jours à explorer Santiago, avant le vendredi crucial… le « technical meeting ».
Apres dix ans de compétition, je suis presque blasée. Mais vous auriez du voir la tête de James quand le juge a expliqué les règles certes complexes, du tour de finales. Incompréhension totale. Puis sa tête quand le lendemain nous sommes arrivés en isolement a 11h, et que James a lu son heure de passage : 18 heure !  Et pourtant North Face Chili avant vu les choses en grand : un isolement énorme, en plein air, avec des masseurs, un buffet, des boissons énergétiques, des cafés, bref, un isolement digne du 5 étoiles même en coupes du monde.  Enfin sa tête après les qualifications, qu’il a randonnées dans un style très crispé… « I didn’t enjoy it at all ».
Il n’empêche qu’en demie finale, l’entraineur se félicite d’une décontraction nouvelle, et d’une belle place provisoire de deuxième. Et même si la finale, très forte en pression, public, photos et grognement, n’est pas une réussite totale, je pense avoir atteint mon but : Apres coup, James a concédé du bout des lèvres : « yes, I could see how a young climber would jump into this world… »

J’en retiendrai, deux jours très amusants à grimper et coacher mon poulain pour qu’il mettre ses chaussons et démarre son bloc quand c’est son tour, son émerveillement devant mes petits trucs de compétitrice (se laver les mains avant de passer, visser ses écouteurs sur ses oreilles pour résister à la pression, visualiser une feuille qui brule pour oublier les blocs précédents….), deux étalements tête la première sur le tapis alors qu’il courait vers son bloc (en finale bien sur), et pour ma part une victoire plus que surprenante… Mais n’est-ce pas la magie de la compétition ?

le 3 eme bloc de finale, celui qui me fait gagner...

 

 

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Allez, je vous le traduis...
demain c'est...le 6 mars, mon anniversaire, et Edelrid a décidé de faire un petit cadeau... des harnais cyrus a gagner, pour cela vous devez repondre a une toute petite question: de quel pays viens-je?

pour gagner un harnais, c'est ici

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Chatons noirs :)

Apres la réussite de James dans Déversée, j'ai attendu quelques jours un créneau de beau temps pour m'attaquer à mon petit chat noir : Losing my Religion, un gros 8b dans lequel j'avais investi 4 jours au trip dernier, sans résultat. Certes, il y a deux ans je n'étais pas exactement en super forme... Mais 4 jours pour ne même pas faire un 8b, tout de même!

Cette fois ci je me suis lancée cash dans un essai, j'avais revu les mouvements 4 jours avant... 9 essais (dans la journée) plus tard, le relai n'est toujours pas clippé! Apres avoir perdu 3 essais dans une mauvaise méthode, j'ai échoué 3 fois au bac final. Horrible. En cette journée d'essais fous, j'ai recruté toutes mes connaissances pour essayer de combattre mes démons, grimper mieux et plus efficace. Sans succès.

Leçon du jour : humilité.

Deux jours plus tard j'y retourne, fraiche de soirées entière de visualisation, à moitié craintive, à moitié amusée par le challenge. Mais cette fois je suis bien fraiche, je connais ma voie sur le bout des doigts, et j'ai appris par la manière forte à ne pas sous-estimer mon adversaire. Losing my religion se rend, enfin. Dès le premier essai. C'est presque triste.

 

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Chats noirs

Voila quelques jours, James et moi nous sommes fendus de nos premieres croix de l'année, dont la bien nommée Phoenix, un 8b+. Pour James la nouvelle version bien durcie du célebre Déversé Royal, son chat noir. Depuis trois ans, il ruminait cette voie non finie, en raison de ses chutes répétées sous le relais dans un mouvement facile.

Dévérsé royal l'avait presque convaincu de sa faiblesse, a chaque nouveau projet revenait planer l'ombre de cette voie qui l'avait tenu en echec il y a 3 ans. Cette voie qui aurait du etre son premier 8c+, et qui ne s'était pas laisse dompter, même au dernier jour de notre précédent trip.

Qu'elle est mince, cette frontiere entre un passé qui nous réconforte, un passé sur lequel on peut se reposer pour s'assurer de sa force mentale... ou au contraire, un passé dans lequel quelques experiences malheureuses, quelques actes manqués nous hurlent notre faiblesse!

J'ai 10 ans de falaise derriere mois. Mais James, avec tous ses exploits de trad, toutes ses victoires face à des dangers bien objectifs, s'etait presque convaincu juste pour cette petite voie, ce petit 8c+, de sa faiblesse. Entre lui et le chat noir, ne se dressaient que mes encouragements répétés, et des centaines de voies réussies ne semblaient pas faire le poids face à Deversee Royale, cette tres secrete, tres cuisante action manquée.

 

Il y a deux jours, le chat noir est tombé.

Simplement. Calmement. Une patate arrachée semblait avoir bien compromis la conquête, mais qu'est ce qu'un bloc en 8a+ face a trois ans de frustration ? Déversé Royal s'est rendu, et en beauté. James a changé.

Tuer ses chats noirs, puisqu'on ne peut les oublier. Voila un combat terminé!

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Okusini, le nouveau secteur de turquie!

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Bonne Année!!!!!!

Oui, je sais, on est déja presque fin janvier.... Mais j'avais oublié dans mes bonnes résolutions de mettre a jour mon blog régulierement :)

A vrai dire l'année 2013 s'annoncait assez libre fin novembre... mais en deux mois l'agenda s'est bien rempli, et déja nous courrons apres le temps! James et moi nous sommes lancés dans la transformation d'un renault trafic... en hotel de luxe, sans douche :) et ca prend du temps! Les photos viendront bientot, en attendant nous nous sommes envolés il y a deux jours pour la Turgie, Antalya, à la découverte du mouveau secteur Okuzini (je vous épargne les accents turques) équipé par Nico Nastorg entre autres...

Au programme des prochains mois, le Chili sans doute pour quelques jours, fin de l'aménagement du van, la Sardaigne pour apprendre à équiper une grande voie, et .... surprise, la suite est allechante!

Bref, je continue sur ma lancée en tourbillon, avec des voyages empilés, des découvertes, des histoires, et du rocher! Merci en cette année 2013 à mes sponsors, North Face, Edelrid, La Sportiva... qui me permettent de vous raconter toutes ces belles histoires!

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Un mois en Italie, de Finale jusqu'en Sicile!!!!! Pour nous suivre, c'est sur Facebook!!!!

Il y a deux mois, James et moi avons décidé de bouger un mois en Italie, en van, avec un mot d'ordre: en live...

Secteurs et falaises au compteur...

 

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Sanjo rosso 2/11/12


Quelques jours auparavant, deux jeunes italiens, Lisa et Andrea, nous avaient contacte via facebook pour nous inviter chez eux, près de Verona, et nous montrer leurs sites.
Quelle surprise alors de nous retrouver chez Lisa, ou plutôt invites dans l’hôtel de la famille de Lisa, avec chambre, resto…et  « apéro Spritz » bien sur!!! La tres tres grande classe !
Lisa et Andrea ont passe deux jours à nous chouchouter, nous montrer les spots et falaises encore vierges de la région.
Sanjio Rosso, une superbe face sud, et la seule sèche de la région, nous a propose des voies en dalle bien a croutes, dont un 8a+ de 40m tout en conti ! croix pour James, et bien sur, vu que c’est son style, ce doit donc être l’oppose du mien ! Pour ma croix…je suis particulièrement fière d’un 7b+ avec une section à remonter sur des pouces, c’était mon haut fait de la journée J

Interprete, 28/10/12


Apres La grotte de l’arenauta, il a bien fallu accepter l’évidence:
l’hiver était la, avec son cortège de pluie et de vent. La Sicile, but de notre voyage, nous est refusée, il faudra revenir pour éviter la pluie. Nous changeons de plans, direction l’est de l’Italie, première étape, un site de bloc tout près de la fameuse Mecca, Interprete. C’est la que Mauro Canibali a ouvert, au retour d’un voyage en Angleterre, une voie en trad, un E9, a l’origine du nom de la célèbre marque.
Nous sommés arrivés la veille sous des trombes d’eau, garant le van dans un virage. Le gros avantage d’un van sans fenêtres, le voila : n’ importe où peut devenir notre jardin pour une nuit, une fois les portes fermées, la maison est la même, parfois elle penche un peu, et cette nuit particulièrement, elle tangue de temps à autre sous l’assaut du vent. Qu’à cela ne tienne, une fois le siège basculé en lit, nous dormons comme des bébés.


Au matin, le jardin toujours venté se révèle celui d’un grimpeur : devant la porte du van, trône un immense bloc que nous avions juste deviné dans le noir la veille. Grès ultra sculpté, gros trous… ouah ! Le jeu promet d’être drôle aujourd’hui !
Pas de topo, pas d’indication, tout ce que nous savons, c’est que quelque par se cache le fameux E9, que par une chance inouïe, James va trouver en se baladant.

E9, la ligne


Toujours sans topo mais avec les indications de 3 italiens croisés dans la foret de châtaigner, nous nous échauffons sur des blocs vraiment classes, puis James se décide à taper un essai a vue dans la voie. Manque de bol, le crux du haut nécessite un gros friend 6 que bien sur, avec notre jeu minimal, nous n’avons pas emmené… tant pis, il faudra revenir !

un 7c en toit...je galere...

 

Gros galets dans un bloc facile majeur


Retour aux blocs donc, et sans topo, finalement, faire du bloc se résume a l’essentiel : jouer en essayant de monter en haut !
Au final, une très belle et très froide journée, qui se conclura… par un bon diner !

Au menu: cotelettes d'agneau, legumes sautes et chataignes du jardin

 

9eme stop: Grotta del Arenauta, moment de grâce 26/10/12

 

Il est 4 heures, Je m’apprête à serrer mes solutions. Je suis assise sur ma corde, au pied de « la theoria del 8a  », un 8b+, une longue voie de la Grotte de L’arénauta », quelque part sur la cote au dessus de Naples, Italie.  L’endroit serait presque idyllique : une grotte lumineuse, directement sur la plage désertée depuis quelques semaines par les touristes. Presque. Aujourd' hui, pour une raison qui nous échappe, moustiques et mouches s’agglutinent sur chaque cm de peau nue, j’ai l’impression d’être de retour à la Réunion en pleine saison des pluies. Et depuis une heure, il pleut à torrents, provocant une sensation mitigée entre tristesse et le plaisir de se savoir à l’abri d’une tempête.


J’ai essayé sans succès les deux 8a+ de la grotte, échouant chaque fois devant un pas de bloc. Le style, pourtant, me plait particulièrement : dévers et colos, sans les mouches, je serais parfaitement à ma place ici !
Il est 4 heure donc, après être montée en touriste dans  « la theoria del 8a », un 8b+ en pas de blocs et repos, je me suis à moitie décidée à taper un essai « pour la gloire » : ma peau, mes épaules, mon dos crient misère après toutes ces voies déversantes, en ce 4 eme jour de grimpe. Hier, et les trois jours précédents, nous nous sommes brulé les doigts sur les faces sud de Ferentillo, Grotti et Monte Staccata.  Demain, nous partons pour un autre spot. Et bien sur, je ne suis pas encore calée dans mes méthodes, je projette de tester une séquence qu’un italien vient d’exécuter en travaillant la voie après moi.


Bref, je m’ai aucune ambition, aucun espoir. Même si je sais que, avec un peu de temps, de travail, la voie serait à ma portée.
Voila le truc justement : en disant : je n‘ai aucune ambition, je me laisse le champ libre, je n’ai qu’à grimper. Alors je grimpe.
Le début de la voie est facile, grosses prises et genou, jusqu’au début du toit, et une partie de moi sent confusément que je grimpe bien : très relâchée, les épaules presque tombantes dans ces mouvements, j’arrive au véritable début de la voie dans un état idéal. Mon but, c’est de passer le premier pas de bloc.  5 mouvements en toit, talons avant la tète, un réta, j’arrive au repos avant le toit final. Enfin quand je dis final, il me reste tout le dur. Dans ma tête, rien.  Juste me reposer. La grimpe. Et je repars, toujours avec dans ma tête, juste la grimpe. Et le relâchement. J’enchaine la section complexe du toit sans commettre la moindre erreur de placement, sans hésiter, ahurissant, une partie de mon cerveau, mais une toute petite partie, s’étonne. Un dernier repos dans le toit, il me reste une dernier section bien complexe, je ne suis pas du tout sure de mes méthodes, je compte imiter encore une fois l’italien dans ses séquences pointes contre pointes. Une partie de moi s’inquiète de rater cette dernière section après avoir passé le crux. Mais encore une fois, je n’ai pas optimisé la fin, j’ai le droit de tomber là : je n’ai aucune ambition.
Je me lance dans la dernière section, assez limite sur les placements, je me concentre pour optimiser mes mouvements, grimper propre.
Voila, je suis en haut.
J’ai eu de la chance, un moment de grâce.

Le précieux donneur de méthodes dans "la theoria del 8a"

 

Ferentilli et grotti 24-25/10/12

Mad Frogs and Englishmen go climbing in the Mid day Sun!

James trying to find a sequence that works in that heat, on Viaggio Segreto, 8b+

The onset of heat-stroke…

Après les blocs à l'ombre d' Amiata, nous avions oublié la nécessité de choisir une falaise en fonction de la période de l'année, ou plus précisément, nous n'avions pas le choix ...

erreur!

Ferentillo est l'une des falaises les plus célèbres en Italie, avec plusieurs secteurs entourant la ville endormie de Ferintillo. Le problème, c'est qu'ils sont presque tous face Sud, et le premier secteur Il Gabbio, que nous avions l'intention de visiter, s'est revele l'un des plus chauds. Reveil tardif depuis notre chateau... pour nous rendre compte tres vite que la journée aurait un air de sauna!

The view from the van…

Il Gabbio

The beautiful “half-ruined” Il Gabbio

Il Gabio tire son nom du village en ruine juste en dessous de la falaise. Nous avons passé la nuit dormir ici, et la vue sur la vallée, au-delà des lumières scintillantes de Ferentillo a été l'un des meilleurs dont je me souvienne. Le village lui-même est très beau et semble êtrecours de restauration. Actuellement, il ya un ou deux élégants Gites ou vous pouvez rester pour 50 € par chambre et par nuit, pas excessivement cher, surtout compte tenu de l'emplacement.

James “warming” up in his underwear at Il Gabbio!

Escalade sur colos et pockets tailles en gros devers. Alors que les voies dans la grotte sont évidemment fabriqués (presque dans leur intégralité) les voies de droite et de gauche sont complètement naturelles, et de véritables joyaux! Mandela Superstar est un grand,dur 8a, et So Sexi un superbe 8a + qui mérite bien sa réputation de classique. La principale «classique» de la région, Viaggio segreto, 8b +, est loin d'être un "joli" itinéraire, mais si il peche en beauté, il se rattrape en puissance pure. Une voie classique brutale, avec de grandes fentes à travers la partie la plus raide de la grotte.

 

Caroline passing the crux on the amazing So Sexi, 8a+

Grotti se revela aussi chaud, mais dans un style Buoux, oppose!

The mega cliff of Grotti

On-site entertainment!

Avec à peine une tuf en vue, la roche à Grotti est un mélange entre Margalef et Buoux, et tout aussi tranchant que vous pouvez l'imaginer. Venir ici après une journée au soleil brûlant à Ferentillo n'était pas la meilleure idée que nous ayons jamais eu, et notre peau rose et tendre hurlait au martyr.Nous nous sommes réveillés à 6h du matin pour battre le soleil, pour nous rendre compte qu'il faisait encore nuit! A 7 heure, nous avons commencé l'échauffement en (relativement) bonnes conditions. Malheureusement, le soleil est apparu aux alentours de 8h du matin, et la falaise est devenu instantanément un four. Eh bien, au moins nous avions essayé ...

Caroline warming up on an exceptional (and very hard) 7a

En dépit des conditions estivales, James s'en sort plutot bien avec "underworld" a vue, un magnifique 8a+. Pour ma part, apres avoir couiné dans les trous douloureux, je prends mon courage a deux mains pour enchainer la voie a mon tour.

J'en retiendai: un bel endroit, des voies classes, mais pour l'hiver!

Caroline keeping it together on Underworld 8a+

Pas si grave, on s'est rattrapé avec Rome, a 20minutes!

The Colosseum!

Or the Pizza!

 

Amiata, du bloc pour changer, sud de Sienna 22/10/12

Pour une fois, je laisse la parole a James, je me contenterai de traduire...

"La dernière fois que j'ai vu Lorenzo,c' était en 2010, à un petit site de bloc au centre des Dolomites. Il avait conduit 5 heures depuis Sienne pour essayer 1 de ses projets, qui au cours du week-end continuerait a malheureusement lui échapper, mais au moins il avait pu essayer ... Deux week-ends auparavant, il avait fait le même trajet, pour s'ouvrir un pouce sur son premier essai, et rentrer à la maison! Cela devrait vous donner une petite idée de la motivation dont Lorenzo est capable!

Lorenzo a l'echauff, comme dab…

Nous avons rejoint Lorenzo près du sommet du Monte Amiata, au moment où il revenait à sa voiture après une longue journée dans les rochers.Toujours motivé, il a abandonné ses pads et nous a traînées en haut de la colline pour une tournée de tous les blocs, et bien qu'il en soit a son 3e jour de suite, Lorenzo a insisté à pour se joindre à nous le lendemain matin pour une visite personnelle d'un autre domaine.

 

Castel del Piano

Monte Amiata est un endroit incroyablement paisible. Les blocs sont parsemés dans une forêt de châtaigniers ombragée, et les seules personnes de passage habitants occasionnels à la recherche de champignons et de noix. En raison de son altitude, les conditions sont bien meilleuresque dans la ville voisine de Castel del Piano - quelque chose que vous apprécierez au moment de mettre de grandes claques sur les plats a gros grains.

la foret

Cette arête de compression est un des plus beaux blocs que j'ai jamais fait!

Tout au long de la journée Lorenzo nous a montré ses problèmes classiques, dont l'un tient son rang parmi les meilleurs rochers que j'ai jamais fait. Nous avons également pu essayer quelques-uns de ses projets et même réussir à ajouter la première ascension d'un Fb7B+ : «Un Italien Très anglais».

 

A Very English Italian! Fb7B+

Un autre problème classe, quelque part autour de Fb8A
Notre peau partait en lambeaux en fin de journee, et même Lorenzo (4e jour maintenant) a admis que, demain devrait probablement être un jour de repos. Toutefois, avant de dire au revoir et de commencer son trajet de retour à Sienne, Lorenzo a insisté pour nous montrer une autre surprise locale ...

Pizza Cèpes et truffes! Oui, c'est aussi bon que ça sonne!

Alors ... Pour résumer Monte Amiata! Un grand espace, avec des blocs cool d'essayer, répartis entre plusieurs zones plus petites, dispersées autour de la montagne. Très calme, très calme, et très beau. La cuisine est fantastique, et plutôt pas cher!

http://jpclimbing.com/wp-content/uploads/2012/10/CameraZOOM-20121021165826444.jpg

Caroline dans un superbe Fb7B+

 

Candalla: on est venu pour ça!


C’est Roberto Vigiani, encore, qui nous a conseille Candalla : « long, endurance, colos ». A vrai dire, dans sa maison temple de grimpeur, le topo de Candalla trône fièrement au mur du salon. OK, une heure de route depuis la Spezia, un peu de changement après les dalles a croutes de Muzzerone, je remets mes fringues du 21 eme siècle.
Pour une fois, nous allons trouver la falaise sans une heure de bartasse. Au fond de la vallée après le village de Vago, juste 20 minutes de marche plaisante, un tournant et… voila Candalla alta !


Devers, murs de 45m de haut, des colos en veux tu voila. WOW. Incroyable. Incroyable qu’une telle falaise existe sans que personne en France ne connaisse !
7a, 7b, le 8b majeur « Manco il Papa », un 7c+ encore majeur, long et devers sur bacs de colos, et au dessert un 8a+ encore une fois classieux, super Anaconda, 45m, que je m’offre a vue. (Ah ca fait du bien après les 3 jours de claques a finale et Muzzerone, ca me rassure, tout ce qu’il me fallait c’était des bacs et du devers !)


J’insiste, Candalla alta, c’est un endroit A VISITER ! 10 voies dans le 6, 26 voies dans le 7, plus de 15 voies dans le 8, 8c max, il y en a pour tous !  Nous n’y sommes pas allés, mais dessous, Candalla bassa propose tout autant de voies majeures. Petit parking, une rivière avec piscine pour se laver, notre vieux t4 était décidément bien content !

Pour bien finir la journee, James et moi nous sommes offer un petit resto, meme parking que la falaise, sanglier et patatine...

 

Muzzerone, autrement!

Apres Finale, et la rencontre de Roberto Vigiani, James et moi avons commencé à nous poser de sérieuses question sur ces héros nos parents J.
Roberto avait fait en 89 No siesta, un 8b, et dur par-dessus le marché, quant à nous en 2012…on s’est pris deux trois claques dans les dalles de Finale : un 7b dont je ne fais pas les mouvements, un 7c+ en 5 essais… y a pas à dire, les vieilles voies, elles ne se laissent pas faire !
Sans compter que nos parents ces héros devaient grimper de face dans des vieux chaussons tels que les Dolomites Patrick Edlinger, qui, si elles constituaient à l’époque une belle avancée… aujourd’hui accusent un sérieux manque d’asymétrie !
Cette asymétrie, nous assure Roberto, était un avantage dans les dalles, de même que la rigidité du chausson. Ah vraiment ?! Il était temps d’aller vérifier…

 

Et quitte à mettre les chaussons, autant tester aussi le confort du collant… qui, je l’avoue, s’est révélé plus qu’agréable, me permettant de lever les pattes !

que dire... terrible :(

James, toujours perfectionniste dans ses expériences, a testé la version années 80, à la Bacher, et la version 90… déjà les vieilles la Sportiva remportent le pompon, puisque No Siesta s’est rendue en Glowacz !

mention speciale a Ricky, notre photographe, qui restera mon prefere en matiere de look!

Pour ceux qui aiment vraiment cette photo: c'est aussi sur facebook!!!

 

Le mot de la fin : pour ce qui est des chaussons…heu, je préfère mes solutions, mais je garderais bien les collants !

 

Etape 2: Muzzerone

Apres Finale et aultro finale, le van est reparti pour 1h30 de trajet, jusqu'a la Spezia, bord de mer.

Le premier jour est dédié a "No Siesta", un 8b des années 80, suspendu au dessus de la mer. Apres une heure et demie pour trouver un acces censé prenre 10 minutes (***&^*%*** de topos italiens!), nous arrivons au secteur littéralement suspendu d'Atlantide. Les cordes qui protegent la pseudo vire sont... antiques, de meme que le cable. Mais mais mais.... Majeure! et dure! James s'offira No Siesta, de la pure rési sur 15m, avec un beau pas de bloc sur plats au sommet. Pour ma part...et bien je reviendrai!

Le soir, nous faisons la rencontre de Roberto Vigiani, l'un des deux équipeurs de Hotel Supra Monte et Mezzigiono en Sardaigne. Un personnage, ils nous régalera de pizzas maisons, d'un bon lit douillet, et d'une vraie douche! quel luxe apres le van! Roberto est l'équipeur et 1er ascenscionniste de No Siesta, dans les annees 80... WOW, et bien je vous l'assure, c'est dur! alors chapeau bas!!!

Descente en via ferrata vers le secteur

Les cables et cordes de la vire...

No siesta... majeur!!!

 

 

 

Etape 1: Finale Ligure!!!!

On ne présentera pas Finale, c'est a une heure de la frontiere apres Nice, un spot majeur d'Italie. J'y ai retrouvé un rocher pas si different de Buoux, des cotations... pas si différentes des vieilles voies de Buoux, et une ambiance... au moins comme celle deBuoux. Bref, la grande classe!

L'acces au secteur Grotti de Finale...par une grotte

 

Petit extrait du topo, propos d'un grimpeur de légende la bas... je traduis:

"A finale cela fait 40 ans que nous avons ces cotations -tres rudes par rapport aux autres spots d'escalade-...si ma bite etait mesurée en utilisant les cotations des autres spots, elle ferait 30 cm de long...!"

 

Les voies historiques majeures de finale... Jame s'offre un 8a a vue, fait extrement rare a finale, dixit les locaux. Bombay, le 8a en question, date de 1985, decembre...la date de naissance de James!

 

Altro finale a 20km, des secteurs plus recents, ici " Cineplex". bien sympa, meme si bon, les vieilles voies de Finale, c'etait autre chose!

 

Mais comme nous le rappellent nos fringues, ici le Denim pants de James... NEVER STOP EXPLORING! Nous voila deja en route pour.... Muzzerone!

 

 

Un peu de trad avant Kalymnos -Toploader, E7 grit

Petite parenthese pour remercier tous les grimpeurs de l'equipe de france et leurs coachs pour leur travail acharné pour les championnats du monde. Je suis passée par la, c'est beau, mais que c'est dur, alors vraiment, Bravo!


Comme vous devez le savoir, le 27 septembre signera le début du festival North Face à Kalymnos. Avec des billets en poche pour le 15 septembre, James et moi nous sommes permis un petit détour outre manche. Au programme, du trad, certes, oui mais ou?
Ne nous bercons pas d’illusions, en Angleterre c’est la météo qui choisit. Pas le grimpeur. Il m’aura bien fallu quelques allez retours sur toutes les chaines météo pour me rendre à l’evidence: la météo a choisi: Peak District!
Oups... 15m de haut au mieux, de l’adherence, des pas de bloc, ca promet!
Mais James a plus d’un tour dans son sac, il me propose: “Toploader”, E7, a Millstone. Une carrière de grit, donc un peu moins de plats, un peu plus de croutes!
Apres un petit nettoyage aucours duquel j’ai du employer la brosse métallique pour enlever des couches de terre au dessus du bac final, me voila partie!
“it’s just like sport climbing”, me dit James. Oui parce que Toploader est equipée de pitons... heu... sauf que je les ai vus ces pitons, ils sont comme toujours rouillés, et c’est certe, comme de l’escalade sportive... tant que les pitons ne s’arrachent pas!
James vient de torcher la voie à vue, ca va j’y vais j’y vais!
Pas délicats des le debut. Un mauvais repos ou je suis déjà bien pétée, et la cerise sur le gateau, c’est cet espece de clou rouillé qui tien lieu de point. Si ca casse, je me prendrai peut etre une vire!
5 aller-retours pour comprendre un pas de bloc tout en equilibre, mais je n’ai pas trop peur, depuis mon trip de trad avec Odysee j’ai appris à debrancher. Finallement je passe, pour me refaire, explosée, sur un tres bon repos. J’ai devant moi la section finale, encore un bon pas de bloc, protégé uniquement par un piton. Certes, celui là a l’air solide. Et il vaut mieux car je pourrais bien me retrouver au sol si il explose. Je m’engage, le pas de bloc est décidement bien teigneux, je contine toute tremblante. Je suis maintenant bien au dessus du piton, avec un petit jeté en théorie facile, le dernier mouv de la voie...et une main droite a la limite de l’invalidite. Je tourne, re tourne, pas moyen de récuperer cette main droite...je tente mon miro-jeté sans grand espoir...et, bien sur, me prends le vol de 12 m!
Ouf, ca a tenu.
Quelle déception. A un mouvement pres... Apres tant de bataille, de peur, d’engagement, echec!
Il me faudra bien 3 heures et un paquet de chocolats pour me relancer dans la voie, cette fois en connaissant les prises. Bon, voila, je l’ai fait mon premier E7 en Grit!!!
Sans blagues, que d'émotions, de sensations! Vive le trad!

 

Kalymnos en plein été... ça marche!!!!!

Incroyable mais vrai, je suis allée à Kalymnos il y a une semaine, pour aider à préparer le Festival North Face qui aura lieu en septembre. Je m'attendais à mourir de chaud, suer des cheveux, des yeux, bref, je ne partais pas en vacances!

Sauf que le mois d'aout offre à Kalymnos un cadeau inédit.... le vent! Certains jours, je grimpais meme en T shirt! Bon, certes, il y a deux ou 3 trucs a savoir:

- Le secteur Arhi, c'est non, un four, le vent n'y entre pas. Odyssee au contraire, est rafraichissant!
-Lever 7h30 les matins de grimpe, grasses mat aux oubliettes. Mais le bon cote des choses c'est...
-Qu'il vous restera tout l'apres midi pour faire la sieste, aller se baigner dans une eau parfaite, choisir votre resto pour le soir...
- et alors là, un conseil : un petit resto à Panormos, sur la plage, le premier quand on avance vers la droite en regardant la mer. Ils y font des petits poissons frits, des calamars frits, à tomber par terre!!!

Alors, vous ne savez pas ou aller? moi je sais!'

 

 

James : Excalibur, futur 8c+


(désolée pour la traduction, c’est James à l’écriture, Caro à la traduction)

Moitié du voyage et presque tout le monde a trouvé son projet. Nous passons nos journées à trouver les méthodes, taper des essais, équiper de nouvelles lignes lorsque notre peau est trop fine pour autre chose. Jusqu'ici, nous avons été incroyablement chanceux avec la météo, la pluie n’est tombée que durant la première journée, dans cet endroit célèbre pour ses conditions catastrophiques. Après quelques jours à équiper et essayer mon projet, la double arête, j’ai bien assez de boulot avec les mouvements et ne pourrais pas imaginer avoir à me battre avec des pluies torrentielles et des vents tourbillonnants!
La voie combine des styles très différents, majoritairement technique, tout en équilibre. C’est la première ligne que nous avions repéré des notre arrivée et toute l'équipe était en discussion pour savoir si et comment l’équipement se passerait. 2 arrêtes vives opposées, à 2 m de distance, de légèrement déversant a dalleuse. Quand j'ai finalement eu le temps de poser les spits, j'étais très impatient de savoir si les mouvements fonctionneraient. Avec le granite, la différence entre simple-dur et impossible peut se résumer à une seule prise et des ma premier descente, je savais que la voie serait au minimum dure.
Apres un premier jour à tester les mouvements, je me suis rendu compte que tous étaient faisables. Incroyable. Quand le mur est raide, les faiblesses du granite forment de mauvaises prises. Lorsqu’il se redresse, les prises disparaissent, l’escalade devient technique. Le point crucial de la voie tourne autour d'un problème de bloc inattendu avec un bidoigt, duquel on jette pour un plat. Exactement ce dont j'avais rêvé - dur, technique et le plus important:  fun. Près de ma limite, mais (heureusement) envisageable avant notre temps ne s'épuise!
Lors de mon premier jour sur le DAP(double arete project), Yuji a fait une première visite à son projet, OYAYUBI. Très endurant, très dur. La différence la plus notable dans l'escalade en altitude est l'épuisement: pas l’acide lactique, plutôt un essoufflement total. Oayubi est un effort sans fin, avec des mouvements durs, en rési et techniques, interrompus par des repos. Le premier jour de Yuji dans son projet a été dur. Mais plutôt que de se laisser abattre, il a pris un jour de repos, est allé l'essayer à nouveau, et a réussi la voie à sa première tentative. Inspirant! Cette réussite de Yuji est tout simplement incroyable, non seulement pour la performance physique, mais dans son contrôle mental. Revenir à l'un de ses plus difficiles des projets, pour la 3ème fois, à plus de 4000m, aurait d

u lui mettre tellement de pression. Pourtant, Yuji n'a pas laissé quoi que ce soit  peser sur lui, est resté  positif et heureux-jusqu'à réussir la voie !
Après avoir travaillé sur les subtilités des mouvements de ma propre voie, j'ai commencé mes essais. Je me suis vite rendu compte que les conditions joueraient un rôle important. Trop chaud et humide et les mouvements individuels deviennent impossibles, trop froid et mes doigts engourdis ne parviennent pas à tenir les plats techniques. J’ai fait mon premier bon essai un matin tôt avant l’arrivée du brouillard. Je me suis échauffé, et ai réussi à enchainer jusqu’aux deux tiers de la voie ; à ce moment je savais que la croix était à ma portee. Mais, au repos avant la dernière section, j'ai été choqué de trouver mes doigts complètement engourdis, et impossible de les  réchauffer.
L’onglet est un problème que je souffre beaucoup, même dans des conditions favorables, ca n'aurait donc pas dû être une surprise. Cependant, en raison de la nature du repos, technique sur des pieds fuyants, je n’arrivais pas à me relâcher suffisamment, mes jambes se fatiguaient.
Après ce qui semblait être une éternité, mes doigts me semblaient prêts à repartir et j'ai commencé la séquence délicate. Je  savais que le dur serait à venir, et mes efforts seraient «gaspillés» si je tombais. De peur de rater les mouvements, je ralentis. Grosse erreur bien sur, cette pause me déconcentra et je tombai.
J'ai beaucoup repensé à mon erreur depuis quelques jours ; peut-être que le problème vient de la façon que j’ai de traiter un essai raté de «gaspillée». Je devrais essayer d'être plus détaché et moins émotionnel dans mes projets, de voir toute tentative comme rien de plus que l'occasion d'essayer et d'apprendre. Facile à écrire, difficile à mettre en pratique, surtout quand d'autres facteurs  jouent. Le temps et la peau. Le problème étant que je n'ai qu’une quantité limitée des deux. Après mes premières tentatives, je me retrouve avec 2 ampoules de sang sur ma main gauche. Ces cloques me font remettre en question la valeur de chaque tentative. J'ai besoin d'être sûr que les conditions soient bonnes, car chaque tentative me demande une journée de repos, et les jours ici me sont comptés.
Je mentirais si je disais que cela ne me cause pas de stress, et ce stress affecte mon humeur, et mes relations avec les autres personnes. Un jour, j'espère être en mesure de contrôler ces humeurs ou mieux encore, de les voir disparaitre! Pour l'instant, je ne peux que regarder les petits points positifs et être reconnaissant pour cette opportunité de travailler sur mes faiblesses. Une évolution, même minime, est toujours une bonne chose !
Dans le même temps, Daniel et Yuji ont commencé à travailler sur un autre projet, et j'ai eu plaisir à observer leurs progrès et  leurs différentes approches. Daniel concentre son attention sur tous les moindres détails, pour trouver la méthode exacte de chaque mouvement avant d’assembler le tout, Yuji puise son inspiration dans les progrès de Daniels et commence à croire à ce qu'il avait auparavant considéré impossible. Même si Daniel a évidemment plus de force, Yuji persévère avec ses propres méthodes,  l’encourageant et s'inspirant des progrès à Daniel. Je ne peux pas savoir avec certitude ce qui se passe dans leurs têtes, mais d'un point de vue extérieur, leurs approches semblent très saines. Je fais de mon mieux pour imiter.

 

Yuji
Dans les légendes locales, le Mont Kinabalu est l’endroit ou les âmes reviennent après la mort…
Je suis monte au Kinabalu pour l toute première fois en 2003, pour une émission tv, et j’ai trouve une photo de Oayubi. Ce pic semblait si déversant, et génial a grimpe Mon rêve a commence ce jour la.
J’ai essaye continuellement depuis 2009 de trouver le moyen de monter la haut pour pouvoir grimper. Ce n’était pas facile de faire comprendre aux gens ce que je voulais faire. Je voulais juste créer une voie sur Oayubi. Ce pic déversant. Bien sur, à Bornéo, peu de monde savent ce qu’est l’escalade, obtenir des autorisations était un combat. En 2011, le Japon a connu ce terrible tremblement de terre. 2 semaines après, j’ai décidé de partir au Kinabalu, parce que je pensais pouvoir faire quelque chose pour les gens, les inspirer, les faire un peu rêver avec cette aventure joyeuse. Heureusement, une chaine télé m’a suivi dans mon projet. Le 10 juin 2011, j’arrivais à kota Kinabalu, mon rêve commençait.
Grace au support de Montain Tork, en deux jours j’étais au sommet, prêt à commencer. Et j’ai rencontre le vrai Oyayubi, après plus d’une heure de marche. Si grand, incroyablement grand. Je n’avais pas prévu que ce pic serait si grand. Je ne savais pas comment monter équiper la ligne. Je voulais suivre la ligne la plus deversante. Finalement, je réussis à monter au sommet par derrière, et point après point, en suivant les quelques prises que je trouvais. Cela m’a pris trois jours d’équipement, au bout desquels j’avais crée une voie en deux longueurs, 60 puis 40m. La deuxième longueur semblait presque impossible. Et j’avais juste 10 jours ! Mais je voulais juste donner le meilleur de moi-même et être prés de mon rêve. Le trip est passe si vite, je me suis repose un seul jour. Mais comme la météo était instable, chaque jour je suis monte, attendant que le brouillard disparaisse, pour pouvoir peut être essayer ma voie. Pendant plusieurs jours, j’ai cru que les mouvements n’étaient pas possibles, mais je continuai à essayer, essayer. Finalement, les mouvements se mirent en place, je réussis séparément chacun des 100m ! C’était possible ! Restait à enchainer. J’ais une chose en tête, réussir. Mais 4000m d’altitude pesaient lourd, je m’épuisais jour après jour. Même après un bon repos, je pouvais enchainer quelques mouvements, puis je n’arrivais plus à respirer, et je tombais, encore et encore. J’ai du rentrer au Japon, avec dans ma tête, le savoir que ma voie était possible, et une telle déception de n’avoir pas reussi. Mon rêve continuait.
Je suis revenu en septembre, pour trouver une météo tellement mauvaise, qu’en 10 jours, je n’ai pu essayer la voie qu’une seule fois.
9 mois plus tard. Cette fois je viens avec une belle equipe North Face, James, Caro et Daniel, plus chuck et Mitcy derriere les cameras. Chacun d’entre nous a des qualites tres differentes. Nous equipons donc des voies dans des styles totallement opposes, mais c’est ce qui apportera de la richesse a la grimpe sur le Kinabalu.
J’etais un peu inquiet de savoir si j’allais reussir a finir ma voie. En effet, l’hiver dernier, je n;ai pas eu tellement de temps pour m’entrainer, juste deux mois. Je ne savais pas non plus si l’equipe serait une bonne idee ou un desastre, avec nos origines si differentes, venus de 3 continents, avec des manieres de penser si diferentes. Tout ce qui comptait pour moi, c’etait de reussir a finir Oayubi.
Apres 5 jours a equiper des voies plus faciles, a m’acclimater, je suis reveu a Oayubi pour un premier essai. Caque fois que je regarde Oyayubi, je suis si impressionne. Si deversant, comment tient-il debout?
Avec Mitci a l’assurage, comme pendant chacun de mes precedents trips, j’ai retravaille les mouvements pendant 3 heures. C’est vraiment dur.
19 juin. Comme a chaque esai, Mitcy m’assure, je demarre. Jen;ose pas vraiment esperer passer le crux, je veux juste commencer a essayer. J’usqu’au crux, c’est a peu pres 8c+. Puis encore 20m. J’essaie de me reposer sur de bonnes prises avant ce satanne crux, mais mes bras comme mon corps sont epuises. Je me bats comme un fou, c’est si dur de continuer mouvement apres mouvement. Et je reussis!
Je ne savais pas quoi dire. Je venais juste de reussir la voie de mes reves! Je ne sais pas si avec mon histoire j’arriverai a toucher le coeur des japonais. Noous avons passe des moments difficiles, apres le tremblement de terre. Ce que je sais, c’est que voir mon pays courageux apres une telle epreuve, m’a donner a volonte et le courage de reussir.

 

 

Kinabalu, journal d'une aventure

 

Kinabalu... nous voilas de retour, c'etait incroyable, tout simplement. Une vraie aventure. Voici les premieres pages du journal que nous avons ecrit sur du papier pendant ces 18 jours au somment du Kinabalu, a plus de 4000m, hors de toute civilisation:

 

Caro, le 13 Juin:
« James vient de me tendre un thé et des oréos "crème glacée". Chacun d'entre nous, grimpeur ou membre du staff, est caché dans son sac de couchage, luttant pour ne pas dormir. Il est 13 heures, nous sommes arrivés à la hutte Sayat Sayat, la plus haute, à 3660m, à 8 heure ce matin. Il a fallu 5 heures hier pour monter à partir de 1800m, puis une heure aujourd'hui. Je suis  plutôt honteuse d'avoir eu l'avantage de porteurs: en tant que grimpeuse, je ne suis pas tout à fait habituée à payer 30E quelqu'un pour porter mon sac à dos lourd. Un panneau de bois plat, cordes en guise de bretelles, une autre corde autour du front, et ils se mangent les 2500m de dénivelés. Techniquement, c'est  Montain Tork, notre sponsor, qui les a paye. Donc, j'ai honte, mais je suis tellement reconnaissante. Cette dernière montée dans la matinée, j'ai dû m’arrêter tous les 5m, monter les marches avec mes mains. Aussi profond que j’essaye de respirer, je ne peux pas réussir a inhaler le nécessaire pour me déplacer.
Dehors, le temps est tres venteux, brumeux et pluvieux. Pas un  temps pour aller explorer les faces vierges de chaque pic autour de nous. Yuji nous dit avec son accent de détente: "ici, on ne fait pas de plans a l’avance, peut-être que le temps va s’arranger aujourd’hui, ou peut-être demain ..."
À l'heure actuelle, je suis tout à fait bien dans mon sac de couchage. Je me rends compte que Kinabalu sera une véritable expédition. Froid, humide, fatiguant, et tellement de vent ... et dans ces conditions, nous prévoyons d’équiper, faire du trad, croiter ... Quelque chose de vraiment dur. Une partie de moi se demande, qu'est-ce que je fais ici. Je vais sûrement tomber malade, je serai fatiguée, je vais avoir froid, peur. Mais je sortirai heureuse, et fière d'avoir fait partie de cette expédition. Je le sais. Parce que j’ai ressenti la même chose dans mes précédentes aventures avec James et The North Face. Mais pour l'instant, j'entends beaucoup la fille un peu timide en moi qui se bat contre le froid même dans la cabane. Peut-être que si je récupère un peu, m'acclimate, une guerrière en moi va se réveiller. »

James, 16 Juin
« Trois jours après le début du voyage ; c'est en fait plutôt sept, mais aujourd'hui, c'est la 3eme journée de grimpe. Les corps sont battus, mais les esprits sont devenus plus forts. C'est drôle comment quelques jours plus tôt, j'aurais dit exactement le contraire, que nous sommes arrivés à la base de la montagne bien reposé, mais pleins d'appréhension.
Grimper et vivre à 4000m est quelque chose de nouveau pour moi, et en monter depuis le niveau de la mer en une seule journée a rendu l'expérience encore pire. Ma tête est encore douloureuse et mes poumons crient encore maintenant, mais les premières nuits c'était infernal.
Marcher à travers une pluie torrentielle n'a guère contribué à améliorer la situation, les vêtements mouillés qui ne sèchent jamais vous glacent jusqu’aux os. Vent, pluie, comment pourrons-nous jamais grimper dans un endroit pareil?
Mais alors, les nuages ​​ se dispersent et le soleil brille, le paysage le plus incroyable que vous pouvez imaginer apparait. Une montagne de granite, tordu et sculpté dans des formations de rêves, avec des tours deversantes et des faces aussi loin que vous pouvez le voir, n'attendant que leurs premiers spits.
Yuji a été ici avant et nous sommes prévenus : Patience est le nom du jeu, le change constamment, ce qui signifie beaucoup de temps a attendre, puis tirer le meilleur parti de la petite fenêtre à travers la brume. Il essaie de nous expliquer comment les choses fonctionnent ici, et ce que notre calendrier peut être. Le réveil a cinq heures semble horrible au premier abord, mais quand vous réalisez que c'est seulement 19 heures et vos yeux commencent à se fermer, c'est peut-être pas si mal.
La première fois que nous avons vu le plateau et se pics, j’ai hallucine. C'est si vaste, si en 3 dimensions, avec des tours et des ravins sombres semblant tomber en enfer. Yuji explique la localisation de ses voies existantes et ses projets, nous avons milles idées de nouvelles voies, il reste a  commencer.
J'ai déjà equipeavant et comprends les principes fondamentaux, vraiment savoir quoi faire, et les petites choses qui font que cela fonctionne bien, cela viendra avec la pratique. Cependant en comparaison avec Daniel et Caroline, je suis un « maître yoda »(comme Caro le dit) et je ferai de mon mieux à la hauteur de leurs espérances, et leur enseigner ce (peu) que je connais.
En quelques jours tout le monde est fermement lance. Tout le monde a trouvé son morceau d'inspiration, jeté des spits, et travaille les mouvements de son projet. Équiper, comme grimper en altitude prend une autre dimension. Non seulement la séquence de mouvements la plus simple vous essouffle, mais je me trouve aussi beaucoup plus intimidé que d'habitude, inquiet de constater que mes pieds et mes mains glissent de façon inattendue, en dépit de la roche étonnamment adhérente.
Parlant du rocher ... Le granit  de la meilleure qualité, toutes les  formes que vous pouvez l'imaginer, offrent un terrain de jeu intarissable pour les plus (et les moins) aventureux. Nous courrons autour des piliers, avec tout l’embarras du choix de la plus belle ligne, la plus difficiles, la plus inspirante. Le potentiel est là pour plusieurs vies.
 
Après quelques jours, nous nous habituons à la vie en altitude. Nous ne sommes plus à bout de souffle lors de soirées dans la cabane, et nous commençons à prendre conscience, un peu plus douloureusement certains que d'autres de l'importance de la crème solaire et d’une crème hydratante! De toutes les voies que nous avons équipées, la majorité ont été libérés, créant quelques-uns des plus difficiles voies de l’Asie du sud est. La difficulté n'est pas seulement de choisir une belle ligne, mais de trouver quelque chose proche de votre limite, mais toujours grimpable. La différence entre le possible et impossible, c'est quelque chose de très petite!
La vie dans la cabane est facile et agréable, grâce en grande partie à l'implication de la Montain Tork - un opérateur-Aventure malaisien, et nos guides sur la montagne. Ils ont pris soin de tout, nous laissant libres de se concentrer uniquement sur l'escalade. La planification et la préparation qu’ils nous offrent sont tout simplement remarquables et sans leur aide, cette expédition ne serait pas possible,  certainement pas de la même manière. »


Caro, le 17 Juin
« Hier était un grand jour ...
J'avais équipé un une très coutre voie le premier jour. Elle s'est avéré contenir des mouvs assez incroyables, un jeu de jambes très précis et ... un jeté a deux mains!
Je ne m'y attendais pas. Essayant de comprendre les méthodes, je savais que je pouvais pas le faire. Donc je l'ai donné à James, qui l’a enchaine après avoir travaillé les méthodes. J'étais tellement heureuse! Ma toute première voie était  réalisée, 8b, Apuri Manan. Cela signifie sensations dans le patois des villages d’ici.
Daniel et James m'ont vraiment poussé à continuer à essayer les mouvements ... Et 3ème jour, j'ai trouvé le placement précis pour faire le jeté.
Et j’ai réussi ma voie! J'étais tellement surprise. J’abandonne  toujours quand je ne peux pas faire un mouvement d'une voie. Intéressant de découvrir la terre de l’après travail !
Aujourd'hui fut une bonne journée aussi parce que James a trouvé son projet. L’Arête double. Pendant qu’il équipait, après une approche en trad précaire de la ligne, il n’était vraiment pas sûr que la voie fonctionnerait. Mais la dans la journée il a fait toutes les mouves. Vous auriez dû voir son sourire quand il est descendu.
Heureux. »

 

 

10 jours, 15 000 km, 7 aeroports, et un real rock tour!

Depuis le 29 mai et la fin du trip Odysee, James et moi sommes passes en mode "grands voyageurs", avec un jour a Hambourg, un autre a milan, puis Munich, 5 jours a Innsbruck, et maintenant direction l'Asie, Malasie, Borneo!!!

Le real rock tour est un festival de films d'escalade, et cette anne James et moi etions invites a faire une coutre presentation avant les films. J'apprends donc a parler en public, et en allemand! Bon certes, seulement l'intro, ensuite je me refugie dans l'anglais. Pas si facile de faire sourire, rire un public, mais je m'y fais!

Hier c'etait une visite a Edelrid, Allemagne, leur usine, bureaux, designer... et vu la jeunesse et la capacite de travail du team, je comprends mieux pourquoi Edelrid arrive a sortir tous les ans des produits a la pointe de la nouveaute... et 2013 devrait etre un grand cru!!! (chut c'est top secret!)

Demain, nous serons a Singapour, petite halte avant Borneo... notre gros projet de l'annee!

Mont kinabalu, plus haut sommet de Malaisie, plus de 4000m, avec un team intimidant: yuji, Hirayama, Daniel Woods, James et... heu moi :). Au programme, 7 heures de marche pour acceder au gite, puis trois semaines a plus de 4000m. Escalade sportive, petites grandes voies, trad, et je l'espere... des histoires de fous au coind du feu le soir!!!!!

Pas d'internet pendant 3 semaines, mais promis, ensuite je papote!

 

Odysee, des ptites croix, encore des ptites croix!!!

Je vous epargnerai cette fois une liste de E grades, personnellement je ne comprends toujours pas grand chose au systeme de cotation anglais... Cela dit, une de nos dernieres journees merite un peu d'auto satisfaction: Nescliff, carriere de gres, semble nous avoir hautement inspires, et une longue journee (9h-21h) a delivree son container de croix!

En tres rapide, E7, E8 flash, E8 a vue, E9: pour james a lui tout seul! Sa meilleure journee de trad concluera-t-il!

Rien d'aussi hallucinant pour les filles, meme si Hazel s'offre un E7 flash et un E7 apres travail, Tandis que je me paye un autre E8, et un E7 apres travail .

Pas si mal je crois. Mais ce que j'en retiens finalement, c'est cela:

Fin du voyage moins 2 jours. Si, à ce stade, je n'ai pas pige le truc, alors je dois être un cas désespéré. J'ai eu les deux meilleurs mentors vous pourriez penser: Hazel et James.
La partie la plus facile était de m'apprendrea placer un coinceur. En theorie, c'estplutot facile : vous trouvez un trou, une fissure, inserez le coinceur, verifiez. Peut-être un peu plus compliqué lorsqu'il faut modifier la position du conceur une fois en place.
C'est la partie la plus facile, comme je le disais. Sauf que je réalise pas plus tard qu'hier, en regardant Hazel et James dans des E7 et E8, que je suis censé, apres les avoir places, tortiller, regarder, vérifier, jusqu'à êtes sûre de mon coup, puis finalisez par un en tirant dessus une derniere fois. Voici mon problème: une fois que j'ai placé mon friend, je n'ai aucune idée réelle de sa solidite, par consequant, comment savoir si je dois le retortiller, replacer, et comment...


Et puis vient la partie réelle dur de Trad : être capable de dire: "ce coinceur est solide à 90%", ou, «ce coinceur est solide à 30%". C'est ce que James a vraiment essayé de m'apprendre ces derniers jours. Si vous savez que vous pouvez compter sur un bon Friend, vous pouvez grimper, courir au dessus. Si vous ne pouvez pas compter dessus, vous devez trouver une autre protection avant de continuer a grimper. Si vous ne pouvez pas estimer la qualité de votre placement, vous grimpez en aveugle, vous jouez avec votre vie. Vraiment très tentant, je dois avouer, de se dire simplement , «bon ca va aller, ce coinceur dans un trou cassant peut tenir, je devrais être au moins ralentie en cas de chute....". Sauf non, Hazel et James sont pas des grimpeurs suscidaires, bien au contraine, et ils insistent pour que je ne suive pas cette piste.

Incroyable, en effet, cette attractiondu trad! J'aurais parié que je serais une petite souris appeurée, en moulinette a chaque voie, en pleur un metre au dessus du point. Mais non! Je me retrouve en tete dans mon projet, vraiment pas bien protégée, avec une came de merde dans un trou en vrac. James fait la voie après, et je me suis rendu compte que mon début censée être sûre était en fait pas si loin d'un solo! Leçon du jour: ne pas accepter "peut tenir', comme une sécurité, le traiter comme un solo! Si je n'envisage pas de grimper en solo une section, alors je ne dois pas accepter de la grimper avec une protection pourrie. Le vrai danger de Trad, c'est que c'est vraiment facile de se se laisser aller, croire que vous êtes en sécurité.Un vrai grimpeur de trad, sage, est sage parce qu'il sait exacement quand il est protege et quand il s'engage dans une section dangereuse.

Voila sur quoi je dois travailler maintenant. Je ne sais pas où est la limite entre être courageux et être un idiot. A regarder Hazel et James, il est clair qu'ils savent exacement ce qu'ils font, ayant grandi en tant que grimpeurs dans cet esprit de trad. La question est, combien de temps cela va me prendre pour apprendre à être une grimpeuse de trad sage et courageux?

 

Quelques nouvelles d’ Odyssée, a mi trip.


Après près d'une semaine autour de l'Angleterre, la liste de croix s'agrandit. En chiffres bruts, on pourrait dire

Première journée: James torche a vue un E6 à Northumberland, flashé par Hans Jorg et moi après.

Deuxième jour: (Great warney) James nettoie les prises en rappel puis flashe Crises Zone (E7), suivi par Hansjorg et moi, flashe mais avec les coinceurs in situ (bon je sais ca ne compte pas J)

4eme jour: (Gogarth)  Hazel croite a vue le Cad, E6, wow, quelle sang froid, la voie était a mi chemin entre voie et solo!

5eme jour: (Tremadog) James est tombé très haut lors de sa tentative a vue de Strawberry, completement sale, E7,puis se venge et torche. Hans Jorg sort l’exploit du jour en faisant la croix a vue.

6eme jour: carrières d’ardoises, Hazel et moi nous offrons Gin Palace, oh mon Dieu, quelle drôle voie! Cheminée sans adhérence, un coup en haut, deux coups en bas !!! C'était vraiment vraiment génial! Très amusant, j'ai adoré!

Septième jour: Hazel fait un solo d'un E4. Je ne pouvais pas la regarder, j’avais bien trop peur pour elle!

Huit jours: (Pembrooke) j'ai fait mon premier E6 a vue, Big in America, James fait a vue Big  softy, E7, bien qu'il ne me laisse pas le  compter, a cause d’un zip a la première prise, et atterrissage directement dans mes bras. Cela dit l'effort est bien là: pas de cake, les conditions ultra grasses, ​​bel effort vraiment!

Neuvième jour: Hansjorg flashe softy Big, nous effrayant a mort avec ses placements pourris!

Hier: Hazel a coché un E6, Fireball XL5. C'était le jour de mon premier E7 a vue, Hindenburg, avec un peu de conseils de James,  vu que je ne veux pas mourir J
Dans la soirée, nous nous attaquons a Stennis ford, avec les Jackals, E8, 1er essai pour moi, et le flash pour James. Cela fait la 2e et 3e répétition de la voie. Vraiment une belle voie, assez effrayante mais « safe » comme m’a promis James.
Du bon temps, c'est sûr!
Et surtout, personne n'est mort!

Qu'est-ce qui se passe derrière les chiffres? Hans Jörg a dû nous quitter aujourd'hui pour un truc genre groenland (bouhhhh), mais Hazel, James et moi continuons à Nesscliff. Selon James, mes placements de protections s’améliorent, même si hier, dans les Chacals, j'ai du replacer deux fois un friend bleu avant de le placer soi-disant droit (ououou que c'était effrayant). Selon moi ... le virus britannique est sur moi: je deviens casse cou !!!

 

Trad rock trip, 3eme jour.
Je ne pensais même pas écrire quoi que ce soit ces jours ci, mais voila, en trois jours j’ai eu constamment la sensation de marcher sur la tête. J’ai vu James et Hazel a l’œuvre en trad, c’est un fait : ils sont fou ces anglais !


Le concept du trip est un voyage a travers l’Angleterre, et les spots de grimpe légendaires des rosbeefs.
Nous avons donc commencé à « County », Northumberland, Falaise de bowden doors. Je suis explosée de rire devant la tête de Hans Jorg, l’autre étranger de service pour ces deux semaines : La « falaise » fait au maximum de sa hauteur 10m. Sans devers. Sans spit. J’ai déjà un peu d’avance, j’ai vu deux ou trois spots du Peak District, j’ai donc entame le trip avec de très faibles espérances.
Échauffement donc… Hazel prend ses chaussons, son sac a pof, je la suis, on va faire des traversées au pied j’imagine… sauf qu’au lieu de grimper latéralement, Hazel fonce droit jusqu’au sommet de la falaise. Bon, 10m, certes, mais avec des blocs au pied, pas de crash, pas de parade, juste comme je fais des moulinets de bras pour mon échauffement, ses routines à elle, c’est un petit solo de la falaise ! Bon je ne vais pas me laisser impressionner, hein, je la suis, ok, c’est facile… Cela dit ma première décision du trip sera : « plus de solo, se tuer ou même juste se casser la jambe dans du 5b…très peu pour moi ! »
Après quelques blocs plus près du sol, James se lance dans un E6 6c, 8m (wow), petit pas de bloc au départ, deux trois bons coinceurs, deux trois coinceurs pourris, ….puis plus aucune protection, le haut de la voie est en gros du solo !
Pas bien dur, encore une fois, mais très sableux. Bon, James l’a fait, il me dit que ca va, je me lance. Au bilan, pas si horrible pourvu qu’on ait vraiment la marge et que quelqu’un (James) soit passe avant. Incroyable, en 10m avec tous ces coinceurs à poser, replacer, vérifier… j’ai même réussi à attraper une petite pétante ! C’était assez amusant, même si je ne comprends toujours pas exactement pourquoi on se mettrait en danger de mort pour du 6c !


Après quelques voies, nous migrons vers Back Bowden Doors, toujours aussi longue, cette fois c’est du sérieux, E7 pour Hans Jorg et Hazel, E8 pour James, moi j’en suis encore à la base : un E4 sera mon déjeuner… 1heure plus tard, j’hallucine. Hazel vient de se prendre un vol direct dans la tête de Hans Jorg, depuis 8m de haut, elle y retourne cash, se reprend le même vol à un m du sol. James monte les enchères en se prenant un vol conclu d’un « bang » bruyant, pas de mal heureusement, même si il mettra bien 20 minute avant d’annoncer officiellement qu’il ne s’est rien casse.
Fin de la journée, James conclura par « good day, nobody got hurt », la soirée se passera à découvrir le fonctionnement de notre camion aménagé.
2eme jour, Great Wanney, toujours à l’extrême nord de l’Angleterre. Il fait au mieux 10 degrés, 60km de vent glace, j’ai sur moi deux pantalons, 6 couches dont 3 doudounes, je suis congelée. Je commence dans Northumberland Wall E2. Hazel s’est réchauffé les doigts sans baudrier dans un HVS, sauf que cette fois la falaise fait bien 15m, sa petite danse avec la mort ne m’inspire pas du tout. Mon E2 sera une très belle occasion de m’exercer a poser des coinceurs, (oui, c’est la version officielle : « je partirais bien en solo mais il faut que j’apprenne mes coinceurs J »). Hans Jorg projette un E6 encore bien engagé, James part à vue dans un E7. Il nous gratifiera d’un beau mouv dynamique beaucoup trop au dessus du point, (après réprimande, il m’avouera que oui, en cas de chute, c’était direct au sol).  Je me lance derrière lui, avec les coinceurs pré places, plus certains qu’il a rajpoutes en descendant. Je me mets un beau combat, torche ma voie. Et bien même sans avoir à passer 1 minute pour poser chaque coinceur, c’était pas du gâteau!!!
Après 6 heures à travers l’Angleterre, nous posons nos sacs en Écosse, pays de l’ardoise… Miam, grimper sur de l’ardoise, Dalles à 30 degrés sans adhérence, je n’attends que ca !


Après deux jours de coinceurs, je commence à saisir le concept des friends, des câblés. Après, l’esprit du Trad englais est encore une vaste énigme pour moi. Mais j’ai trouvé le cadeau de noël de James : il aura un carton de spits.

 

Odysee, road trip en Angleterre.

J-1, demain James et moi serons ramasses par le bus... pas pour l’école, il s'agit d'embarquer dans un énorme camion aménagé pour deux semaines de trad road trip autour de l'Angleterre!!!!  Ca faisait quelques mois que je voulais apprendre a placer des coinceurs correctement, la je me jette a l'eau, et de l'eau a -10 degres!!! :)

Le team est compose de 4 grimpeurs, James, Hans jorg auer, Hazel Finley et moi même, en gros trois as du trad et...heu... ben moi :), plus 4 cameramen... donc mes premiers pas en trad seront sur la bobine, je vous promets pas mal de coinceurs dans les dents (je me suis deja pris deux ou trois friends dans la tete en testant leur position dans le rocher), de belles tremblantes... mais mais mais, James m'a promis que ce serait un "safe trip", pas de grimpe kamikaze, je vais avoir peur, mais juste parce que je suis une fille, n'est ce pas?

Hot aches mettra a jour les news sur ce site (ci-dessus), croisons les doigts pour eviter 15 jours de pluie!!!!!!"

 

 

Derniere video pour le festival de Kalymnos...bon, ca va c'est pas dans si longtemps!!!!

 

Climb for life, ca y est, moi aussi je l'ai fait.

Qu'est ce que c'est?

Je me suis enregistrée dans une banque de données, pour pouvoir un jour, en cas de compatibilité, donner de la moelle osseuse et peut etre sauver la vie de quelqu'un.

Comment?

Ulta ulta simple, j'ai craché dans un petit tube, dans un des hopitaux qui font partie du réseau.

A quoi je me suis engagée?

Si un jour (la chance est de 1 sur 2000) je suis compatible avec quelqu'un qui a besoin de moelle osseuse, j'irai dans un hopital, donner soit mon sang, soit directement un prélevement dans les os du bassin. C'est une petite chose pour moi, mais qui pourrait sauver quelqu'un.

pour plus d'informations:

http://www.climbforlife.it/ ou http://www.dondemoelleosseuse.fr/

 

Aria, deuxième!

Après quelques jours à croiser les doigts pour effrayer le dieu de la pluie (il semblerait que si je me concentre bien, j’y arrive), nous voila de retour à Aria, avec Pietro toujours, qui joue a la perfection son rôle de climbersitter (grâce a lui, je sais comment sauver James s’il a un problème, faire un rappel avec un machar, bon la base, mais je suis allée dans déjà 5 grandes voies sans savoir cela!!!!!)

Léger détail... on ne voit même pas aria!!! Un brouillard épais nous détrempe toute la nuit, je commence à craindre le pire...
Mais a 6 heures du matin... le soleil apparait au dessus d'une mer de nuages, James a l'ai un peu mal en point (la pression ou les 800kg de viande 5 étoiles qu’on s’est enfilé en Sardaigne ?),  il va nous gratifier de 5 allers retours vers les buissons avant de finalement se lancer dans le 1er 7c, ultra expo, 45m pour 6 points, bien péteux dans le haut... Mais ca passe!

Je prends sur moi pour me lancer en tête dans les longueurs faciles, 7a, 6c+, 6c+, mais quand on serre comme dans du 8 pour anticiper une prise qui casse et une chute de 20m... bon ben en gros, j'arrive en haut des 5 premières longueurs, je suis démontée!!! Avec nous, Ricky et Pietro, nos deux cameramen, nous précèdent a la jumar, perdus en l'air dans le devers. Incroyable comme une simple présence au dessus de soi rassure lorsqu’on est perdu dans les méthodes a 200m du sol!
A venir, un gros 8a+, un deuxième 8a+, puis 7a+, 7b+, 7a. James fera un sans faute, avec tout de même un gros combat, une zippette avec rattarage in extremis dans le 1er 8a+ magique en cheminée sur deux colos. Je casse une prise dans le 8a+, retour au relai, 5minutes de repos, et un bon gros combat pour torcher ce 8a+. Encore bien de la sueur pour sortir le deuxième 8a+. Les dernières longueurs seront des combats permanents, même le 7a est sacrement bien tassé, sale et très espacé.

Au bilan, James fera les longueurs dures en tête, je suis en moul, me mettant de beaux combats. Pietro nous accompagne jusqu'en haut, 350m, le sommet d'Aria est définitivement un moment fort, cette voie nous aura offert de la superbe escalade, des histoires incroyables, deux jours qui resterons dans ma mémoire!

Chapeau bas a Pietro pour avoir équipé aussi engagé, rien que d’y penser je suis encore terrorisée pour lui, merci pour nous avoir donné la clef d'aria, et des histoires de fou!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

 

Premier gout d'Aria...Vive la pluie…


Après bien 5 jours à être patraque après Mezziogiorno, la forme est de retour, direction ARIA, La voie de Pietro Dal Pra.


Pour qui ne connait pas le personnage, il est aujourd hui le « shoe tester » de La sportiva, celui a qui je dis merci pour les meilleurs chaussons du monde. Il est aussi l’assureur 5 étoiles de Adam dans ses grandes voies de folie, Wogu et Tough enough, Enfin, il est celui qui a libéré Hotel Supramonte, mais aussi répété Silbergeier il y a plus de 10ans. Une légende de l’escalade quoi. Et bien Pietro a décidé de nous emmener a son bébé, ARIA, et de jouer les « climbersitter » comme il le dit lui-même (Babyclimbersitter).

Aria, donc, en théorie, est plutôt une voie normale : 7c/7a/6c+/6c+/6c+/8a+/8a+/6c+/7b/7a. Bon, 10 longueurs tout de même, deux sérieuses clientes, ça pourrait faire dans la journée si on se donne bien… Sauf que, après plus amples précisions, Aria a un petit coté atypique : on peut la faire avec 6 dégaines !!!!!!!!!!!!!!! AAAAAARRRRGGGGG


6 dégaines, dans des longueurs en 8 de 45m, je vous laisse calculer, ça fait au grand minimum 7 m entre les points ! Au minimum, hein, parce que si les deux premiers points sont un peu plus près (et j’en suis bien contente, rien de pire que le grimpeur tombant sur l’assureur), ça veut dire, évidemment, que les autres points vont être encore plus espacés que 7m !


Même pas peur (oui enfin, James hein, moi, au mieux, je vais faire une longueur en tête hein), c'est parti !1 heure de bateau, une demi-heure de marche dans un sentier effacé, on y est. WOW, Aria est la seule voie de toute la face, perdue au bord de mer, la grande grande classe !
Bon je confirme, je suis terrorisée, dans le 7c il y a chute au sol a plus de 20m, mais comme le dit Pietro : « Quand c’est facile, tu n’es pas censée tomber ». Bon, je suis en moul, hein, mais j’imagine…. Pietro grimpe avec nous, dans les 6c+, je me lance en tête, c’est ça ou la longueur en 8 cocotte !, oh mon dieu ! alors oui, l’engagement ajoute un tantinet à la cotation, surtout quand c’est péteux ET mouillé !!!! Bref, j’ai fait du 7b dans du 6 à force de serrer, on arrive au pied du 1er 8a+… trempé ! Pas une seule colo n’est sèche, il a plu il y a 5 jours, et ça se voit ! Bon, James est un grimpeur de trad, même pas peur, il y va quand même, sera forcé de s’arrêter à un point pour cause de pas dur avec des chaussons/mains/pof trempés. Mais il ne prend même pas de gros plomb (Pietro se charge de l’assurer : dynamiser un vol de 20m pendu à un relai ce n’est pas du gâteau), et termine la longueur. Je pars en second… c’est vraiment la fête à la grenouille, absolument détrempé ! Mince, ce ne sera même pas envisageable aujourd hui… James s’engage tout de même dans le 2 eme 8a+, qu’il torche à vue.


Pas de croix, mais du chocolat quand même, le soir, bivouac au pied du mur, Pietro nous raconte de histoires mythiques, un cochon sauvage énorme vient grogner juste devant nous… je m’endors en rêvant de colos mouillées me tombant sur la tête…
Dommage, on va revenir, promis !!!!!

 

Mezzogiorno di Fuoco , (270m, 8b max, 7c obligatoire, expo) Punta Giradili, Sardaigne


Les 2 derniers jours ont été  cauchemardesques, dans « la viaje de los locos » par grand grand mistral (on nous dira après qu’il ne faut pas aller au Gorropu ces jours là, car le mistral s’y engouffre… oui, merci, on a remarqué ! J ).  Chantier à finir, mais pour l’instant, nous avons voté pour notre 3 eme voie sarde…
Mezzogiorno di Fuoco, équipée par les célébrissimes Larcher-Vigiani, est a leurs dires parfaite : “il sera difficile de trouver une autre route combinant si parfaitement  beauté et difficulté ».  Pietro dal Pra nous encourage : pas de souci, avec cette voie, vous misez juste !


Encore faut-il réussir à la trouver : en Sardaigne, les panneaux d’indications ne sont pas a la mode, nous avons depuis le début du séjour mis au point un plan de recherche : la veille des jours de grimpe est dédiée à la recherche de la voie, bartasse, allez retour, coups de fil… et on finit (jusque là) par trouver notre aiguille dans la botte de foin.
Reste à se lancer maintenant, la voie est aussi connue pour son engagement/exposition… bon … au pire, je vais pleurer, hein rien de dramatique !
9 heure du matin, nous sommes au pied de la voie, 7 longueurs : 7a+ ; 8b ; 6c ; 8a/+ ; 7c+ ; 7c ; 7a. Des la 1ere longueur, je découvre une pression inhabituelle : au vu de la longueur de la voie et de sa difficulté, j’ai peut être une chance de la faire dans la journée… si je ne perds aucun essai bêtement !
Le 8b, dans le quel je me lance en 1ere pour une montée de travail, s’avère bien teigneux, vraiment trop à mon gout. Mais rien de tel que la réussite de James flash, en guise de coup de speed : même  pas mal, j’y arriverai ! Quelques grognements plus tard, ca passe pour moi aussi. Ouf !
James se charge du 6c note EXPO… pas pour rien, avec presque 10 m entre les points, les ouvreurs n’ont pas fait dans la dentelle !
8a/+… après un faux départ, je repars du début et me mets un énorme combat, physique et mental, avec dans la fin des espacements de 5 m, le plus dur est de trouver la ligne. Dernier pas dur juste au relai, mais il est hors de question que je me refasse la longueur… et ca passe !
7c+ : dur vraiment de trouver les prises, avec pas une trace de magnésie le 1er erre complètement, heureusement c’est James, en second cela se passe bien plus facilement !
7c… cette fois c’est mon tour d’ouvrir le bal. Je commence à sérieusement manquer de force/resi/conti… il me faudrait 5 essai pour un petit 7c de rien du tout, à tomber explosée en 2 secondes. J’en ris presque, sauf que le dernier 7a risque de ne pas me paraitre très drôle…
Au final, le 7a coulera, avec tout de même quelques grognements !


Bilan :James a réussi les 7 longueurs flash ou a vue, et moi je les ai enchainées !!!!
7h30, il nous reste une petite heure de bartasse impressionnante sur la crête pour rejoindre le van, heureusement il fait encore jour, à quelques minutes près.
11h d’effort au total, je n’arrive même plus à compter combien de longueurs je me suis cognée au final, c’était vraiment une belle aventure. Merci aux ouvreurs, travail magistral pour ouvrir ce bijou.
Que c’est épuisant les grandes voies !!!!

 

 

 

Grandes voies, les plus qui font pencher la balance du bon coté
Grimpeuse de compétition est un passe qui m’a appris à me nourrir… certains diraient à ne pas me nourrir J… mais c’est un autre débat !
J’ai appris en compétitions les regles d’or : repas trois heures avant de grimper, gel énergétique 20 minutes avant de passer, boisson de réhydratation… Mais ce n’est qu’il y a un an que j’ai commencé un partenariat avec Power bar.
Je pensais qu’en m’éloignant un peu des compétitions j’aurais moins besoin de ces barres… quelle erreur ! Des Mind control, je me suis rendue compte du bienfait d’un gel power bar en falaise, avant une voie de conti. Mais la différence majeure se fait, je vous le dis, en Grandes Voies !
Hier je me suis engagée dans une grande voie vraiment dure pour moi, 270m avec des longueurs en 8. Une barre entre chaque longueur m’a sauvé du coup de pompe que j’avais ressenti il y a une semaine dans une autre grande voie. Mais à la 6 eme longueur je me suis retrouvée « séchée », avec un 7c à enchainer, sous peine de revoir recommencer la grande voie un autre jour. Après 3 essais à tomber explosée en 2 secondes sur des pinces, j’ai décidé d’employer les grands moyens : un gel energy framboise power bar… et c’est passé !
Alors oui, ce blog ressemble peut être à de la pub, mais avec une belle différence : J’Y CROIS !!!! Je suis persuadée que dans cette grande voie à ma limite, deux choses ont fait la différence entre échec et réussite : mes power bar, et ma doudoune ultra light Diez North face, 460g ! Alors merci à mes sponsors, pour vos produits qui me font réussir !

 

Sardaigne…  Amico Fragile, 8b max, baptême du feu !


Comme je le disais, James a trouvé l’exercice de couenne en Espagne un peu trop facile (pas les cotations, attention, juste pas assez de sueur et de sang a son gout)…
1er jour de grandes voies en Sardaigne, bon ben on voulait du dur, on a trouvé ! Amico Fragile. 6b, 6c, 8b (enchainement de deux longueurs) 7b, 6a, 6b+, 6a+.


Pas horrible sur le papier… sauf que je me suis fait deux fois le 8b, le 7b, pour cause de chute prématurée (oui, l’excuse officielle, c’est qu’il n’y avait pas de magnésieJ). James s'en sort a vue dans le 8b, mais le 7b bien pouri lui arrachera un essai). Des la 1ere longueur, je reçois ma dose de stress : 6b, mais un point tout les 5 m dans du rocher sur-peteux, spongieux…. Des bras bien fatigués, des nerfs a vif, mais jusque la, c’était plutôt drôle tout de même, on ne s’attend pas à réussir une grande voie avec du 8 sans se mettre chiffon !


Mais a 8h moins 10, au sommet des 270m, impossible de trouver le relai. 8h, nuit complète. James décide qu’on va redescendre de nuit, en rappelant dans les longueurs d’amico, de versantes !!!! C’est-à-dire qu’il faut que le 1er  descende en reclippant tout, que le deuxième récupère les dégaines en descendant après. Tout ca avec une seul frontale, l’autre torche ayant autant de puissance qu’une bougie (bon bien sur, mon british est un gentleman, j’avais presque tout le temps la bonne lampe. Je vous passe mon état émotionnel au début de la redescente (« oh mon dieu on va mourir), au milieu de la redescente (oh mon dieu il va tomber et moi je vais rester pendue a mon harnais toute la nuit à pleurer), a la fin de la redescente (bon finalement on est encore vivant), puis la marche de redescente…


Arrivee minuit au van… heu cette histoire la, je ne vais pas la raconter a ma sœur, sinon elle me barricade chez elle la prochaine fois, sous prétexte de me protéger !

Sardaigne, J-1…

Après 1 mois de couenne, avec en moyenne 5 minutes de marche d’approche, 15 degrés à l’ombre et les dégaines souvent en place, James commençait à trouver le jeu un chouia trop facile… et pour tout avouer, moi aussi, j’attendais avec impatience notre mois Sarde.


Petit échauffement dans La Cardaire, la veille du départ. La Cardaire est une voie en 8a max de St Guilhem, …. Ah oui mais 8a sur pitons rouilles, c’est pas exactement du spit 3 étoiles, j’arrivais à tordre les pitons en tapant dessus !!! Mais bon, je me suis tenue, je n’ai pas pleuré, c’est l’effet camera : Andy Mann, auteur de Pure imagination, la célèbre vidéo de Sasha, avait deux jours à tuer, on lui a fait gouter le pain aux figues et le carre choco-amandes de Grabels, ce qui l’a mis d’humeur pour 5 heures de vidéo, suspendu au bout d’une statique de 9 millimètres  dans une grande voie!!!
Bon, au bilan… heu, j’ai toujours peu du vide, mais j’arrive à grimper quand même.

Margalef, Xiketeta, 8b a vue ?

1er jour à Margalef, apres un week end un poil trop arosé avec The North Face, a Annecy.

Je viens de me prendre des buts dans des 7 a a la chambotte (photo ci-contre, et en moule dans du 7b aussi) bon, on va dire que ca ne compte pas, c'est la savoie, tout le monde sait que c'est coté dur... ah oui je confirme!

1er jour à Margalef donc, je ne suis pas au top de ma confiance... Bon d'ailleurs ca commence mal, nouveau secteur "el Raco dela coma closa", on s'échauffe dans un 8a (ouille), bien sur je ne l'enchaine pas, James lui le survole, comme quoi c'était pas si sorcier... 8a+, premier but ...deuxieme 8a+, deuxieme but...ah non finalement je me suis trompée de voie, celle-là c'etait un 8b+ (ouf), James finit son 8a+ a vue, bon cette fois ci, je m'offre le 8a+ flash, apres 8jours sans 8, ca fait toujours du bien à la confiance!

Bon, au final, la journée ne se terminera pas si mal...Apres avoir assuré James dans un Xiketeta, 8b au secteur Cathedral, je me lance à mon tour, pas bien convaincue par les croutes qui semblent se succéder. Et bien, apres quelques petites tremblantes, deux fausses alertes, je le croite!!!!! 8b ! bon, j'ai assuré james, il fallait bien que je regarde quand il clippait, mais vu du bas, un champ de croute, ca reste un champ de croutes... quoi qu'il en soit 8b, flash ou à vue, je vous laisse decider, moi je me suis fait plaisir!

Un dernier petit gout de croix avant 4 jours de repos, home sweet home

Apres une grosse journee de grippe le lendemain de mon anniversaire, j'enfile le titre de grigir girl, mais juste le titre, pour encourager mon blondinet qui commence les runs dans son projet. Escalamasters, 9a exceptionnel, je joue dans le début, avec sortie variante a gauche, sin peron,8b+, classissime dans les 2 tiers, repos total a un genou, et une sortie que vraiment j'apprécie beaucoup moins sur croutes aiguisées. Bon, on ne peut pas toujours tout avoir :) .Donc en cette belle journée, je croite ce 8b+, decidée a enfin devenir veritable grigri girl, car Perles n'est pas une bien grosse falaise... tres beau run de James dans sa voie, qui me semble bien raleur, une fois tombé... c'est alors qu'il me montre son doigt ensanglante, un steak digne de ce nom, qui nous vaudra au moins 4 jours de repos. Creme miracleIalucette au programme, tartine matin midi et soir sur la chair a vif!

je ne suis pas contre aller faire un saut a la maison, finalement c'ets pas bien loin, 4h30, et ma famille m'attend avec tous mes cadeaux d'anniversaire!!!! cerise sur le gateau, North face m'a envoyé encore deux trois bricoles: 3 pantalons, une autre doudoune, des pulls, des sacs, des sac de couchages, des tatanes rose, des baskets.... bon promis, je m'arrete, mais comme tous les enfants a noel, j'aime brandir mes cadeaux, surtout quand ils sont tout roses!

 

Mind control, 8c+, 3 me essai

Après mes beaux débuts dans Fish Eye, réussi au 1 er essai, j’ai trouvé le courage de m’essayer à Mind control, le célébrissime 8c+ d’Oliana, croité a vue par Adam Andra, mais aussi enchainé par des super stars : Chris Sharma, Dani Andrada, Gabri Moroni, mon british … et récemment deux filles : Daila et Nina. Ces croix féminines m’avaient un peu rassurées : peut être pas de mouvement abominable, et la voie devait convenir aux filles. Sauf que travailler une voie déjà réussie par d’autres, je le voyais un peu comme un pari perdant : si je l’enchine, de toute façon, je ne serai pas la 1ere, si je n’y arrive pas, c’est plutôt démoralisant. James aura le mot de la fin :  « tu veux pas y aller, c’est comme tu veux, mais se battre contre ses démons c’est une réussite en soi même ». Bon ca va j’y vais j’y vais !
Il faut bien savoir que je n’ai jamais fait de 8c+, après 8 8c, il était temps que je me lance ! J’étais juste montée dans Idéal chimérique il y a un an… Bon, à la première montée, tous les mouvements font… C’est de très bonne augure, et surtout, j’ai beau essayer de devenir une « gentille », je suis une compétitrice, si des filles l’ont fait, moi aussi je peux, rien de tel que l’orgueil pour vous faire avancer.
1 er essai… pfft. Je tombe des la 1ere section dure, bien rési, ultra technique et à calage, avec une grosse remontée sur inversée. Pourtant c’est mon point fort… Bon, peut être un ou deux placements de pieds, un clip à optimiser…
2eme essai…. Pffffffffffffff  idem ! Mince alors, si je commence à coincer là, alors qu’il y a encore tout le haut, truffé de sections dures, repos, avec une fin vraiment méchante… je ne suis pas sortie de l’auberge. Il faut dire qu’à la falaise, le gratin de la grimpe s’est donné rendez vous : Chris Sharma, Adam Andra, Joe Kinder, Daila Ojeda, Simon Carter et sa femme, Big Up productions… un tantinet intimidant, je me passerais bien du rôle de la fille qui rame à mort dans une voie, genre celle qui vise un peu trop haut !
2eme essai du 2eme jour, ultra remontée, pas trop fatiguée, vu que je suis tombée bas au 1er, je me lance. Conditions idéales, assureur pom-pom girl,  j’ai en tète de tout tenter pour passer la section du bas.
Je grimpe très bien, rapide et précise, mais je me mets un combat de fou pour échapper a la gravité. Ouf, la 1ere section a fait, tout juste, je suis explosée au repos. J’y reste bien 20 minutes, les bras en coton… Bon je vous passe le détail de tous les mouvements, de toute façon Francisco a une jolie vidéo en préparation, disons juste que j’arrive au denier repos vidée, je grimpe, me dira James après coup, comme un escargot, hyper lente, mais je colle au mur, tout en lolottes et délayages frénétiques… et, vraiment a un poil près, je me hisse tout en haut, il m’encourage même pour clipper le relai, tellement j’ai l’air limite !
Voila, on  le 5 mars, demain j’aurai 27 ans, et c’est fait, Mind control, est dans ma poche, au troisième essai !
Encore une très belle aventure, merci à Oliana et ses equipeurs pour toutes les sensations dans ces belles voies !!!!!

Espagne, Fish eye, 8c a Oliana au 1 er essai

Apres 1 mois et demi en Asie, en raison de 3 longueurs max par jour,James et moi nous sommes donnes un mois de “remise en forme” en Espagne, direction Oliana et la région de Lieda, pour nous faire pousser les avant-bras avant le mois d’avril Sarde : au menu, grandes voies, grandes voies.. et grandes voies sur l’île italienne.

 On est arrivés avant-hier dans notre van fraîchement aménagé, un peu intimidés par la longueur des voies d’Oliana, franchement cuit par les 20°C à la falaise, et à peu près surs d’en prendre pour notre grade. J’avais repéré Fish eye l’an dernier, je trouvais ça long mais envisageable… A vrai dire, c’était mon projet pour ce mois-ci. Je suis donc montée hier matin pour redécouvrir les méthodes. Fish eye est un pur 8c de conti, avec quelques pas durs et des gros repos. Comme la seule méthode pour prendre de la conti, c’est d’en manger, je me suis lancée dans mon premier run, juste pour me faire les bras… sauf que, après un bon et très long combat, me voilà en haut, clippant le relais ! On me l’aurait dit, je n’y aurais même pas cru! »

Merci a Francisco pour les photos!!

 

Bangkok, Nam pha pa yai camp


Deux jours à tuer a Bangkok? Vous pouvez essayer de vous faire tailleur un costume… à vos risques et périls, j’ai testé… j’attends toujours la robe que j’ai en partie payée, elle était prête, mais pas à ma taille ! Ou alors, pour un séjour plus aventureux, il y a le camp de Ben Grasser, pas bien loin de Muak lec. Ben, frenchie exilé depuis des années en Thaïlande, travaille en accro sur des plates formes pétrolières, et le reste du temps, chouchoute le camp qu’il a crée selon ses idées : panneaux solaires, autonomie complète, Ben ne va jamais au super marché, il trouve tout ce qu’il faut chez la mamie du coin. Tyrolienne pour traverser la rivière et accéder à la falaise, maison dans les arbres, douche à la bassine, et bien sur, guêpes, serpents, scolopendres, scorpions, vous voilà dans la jungle!
Il faut bien vous imaginer la nuance : si équiper est déjà une belle affaire en France, ici il s’agit d’accéder au sommet de la falaise en se créant un passage au coupecoupe dans la foret de bambous, puis de poser ses spits en regardant bien dans chaque trou si un serpent n’y dort pas, si un nid de guêpes géante n’est pas logé là. Il y a deux jours, je grimpais naturellement, en mettant les mains sans inquiétude dans les trous… depuis que James a croisé un énorme python somnolant dans un creux à 3 metres de la voie qu’il équipait, j’ai changé de tactique : je repère les bacs, je me hisse sur des croutes pour regarder dedans, et là seulement je mes les mains.
Un peu inquiet ? Voyons, on est en Thaïlande, pas dans une salle de gym, et même si personne ne le dit, vous etes plus en sécurité ici qu’ à Tonsai, pas de microbes à l’horizon, pas de singes mordeurs. Et si vous leur rendez visite, promis, le petit dej est gargantuesque, la femme de Ben, thaïlandaise, cuisine divinement, et Ben offre le logis à tous ceux qui équipent les centaines de lignes potentielles. Enfin, le plus important bien sur, Ben n’a pas choisi ce coin par hasard, calcaire déversant truffé de colos, du 5 au 8b, des centaines de lignes a ouvrir, dalle ou toit, nous sommes allés de découvertes en découvertes, avec u 6c+ sur une draperie majeur, un 7c sur des prises toutes douces, en équilibre, et mon premier spit posé dans la voie équipée par James, un 8a+/8b sur patates dans un gros devers. Un paradis sauvage !

Le camp est 130 km au nord de bangkok :
Thai / English
Joy : +66 (0)8 91 28 78 49
French / English
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Nouvel episode de nos aventures aiatiques: Bankok, Muac lec


Après Ban nan none, perdus dans un Laos sauvage, nous retournons vers la modernité. Un bus de 12 heures nous pose à Bangkok, mega pole à mi chemin entre la moderne Kuala Lumpur et la typique Saigon : à Bangkok, devant les boutiques et shopping center classiques, de petites échoppes s’étalent le long du trottoir, proposant fringues, sex toys, valium... Bien sur, en grimpeurs enragés que nous sommes, nous passons à la capitale certes pas pour du shopping, mais plutôt pour rendre visite à un ami de James, Richard Eden, qui s’est exilé en Asie depuis des années. On s’attendrait à trouver a Bangkok une foule de grimpeurs, sur les 11.5 millions d’habitants... mais non, ici le grimpeur est perle rare, les lignes équipées aussi, et Richard s’est vu contraint pour continuer à grimper de devenir équiper. Et bien lui en a pris, parce qu’avec le français Ben Grassea, ils ont ouvert Muc lac!
Un bus vous dépose 2 heures au nord est de Bangkok en suivant la route principale, une espèce de 4 voie ou les demis tours sont autorises. Petite halte pour déguster un pad thaï (des nouilles sautées) dans un bouiboui. Ensuite il faut réussir à trouver la piste vers la falaise, visible sur la droite depuis la route. 30 min de bartasse sur un sentier de Monk abrupte, pendant lequel Richard nous met en garde contre les serpents, fourmis, et autres amuses gueules, et nous arrivons au pied des voies... bon... à première vue, rien de bien fantastique, mais James m’a prévenu, “do not expect anything great”. Il a une théorie de voyage que je commence à partager: mieux vaut toujours s’attendre à peu, et être agréablement surprise par du “un peu mieux”. Des murs légers devers, quelques colos mais pas foison, je commence par un 6c qui  montre un certain style, une draperie de colo assez jolie... Wow, dément! Le rocher se révèle parfait! Tout doux et pourtant adhérent, des trous apparaissent au fil de la grimpe, déroulant une séquence parfaite. Cerise sur le gâteau, il parait qu’ils n’ont pratiquement pas eu besoin de nettoyer, tous ces trous, colos, sont véritablement naturellement doux et propres! Nous nous élançons ensuite dans un 8a majeur, bien que très bloc, encore un projet que James va se charger de libérer, puis un 7c 5 étoiles, le dernier bébé de Richard. Décidément, l’Asie est pleine de surprises, et de belles !

 

Ban nan none

 

Et de 3... voici encore une carte du Laos, mais un poil plus engagee!!!! Ban nan none, vallee perdue, ses villageois, et ses toiles d'araignees!

carte sur Kairn

 

Je vous l’avais promis, après le 3 étoiles de green climbers garden, Taekek, Laos, nous nous sommes mis en mode Macgyver… enfin de mon point de vue du moins. L’accès était un poil plus complexe que les 12 minutes de tuktuk. En effet, notre prochaine cible, Ban nan none, est un site perdu dans une vallée, à 150 km de Taekek, ouvert il y a 5 ans par un groupe de français téméraires. 4 heures de scooter au programme, le baptême du feu pour moi, sans compteur de vitesse, mais on a fait le tout en 2 h 30 je vous laisse calculer. J’ai bien du mettre 1heure à comprendre que pour freiner je devais appuyer avec le pied droit ! Bref… de Taekek, l’une des principales villes du Laos, mais déjà un royaume de poussière, cahutes, motos et tuktuk, on quitte les grands axes pour s’enfoncer dans un paysage de collines couvertes de jungle, maisons sur pilotis en bois ou bambou. Ban nan none est un petit village tout au fond de la vallée, il faut ensuite suivre une piste en terre pour rejoindre la falaise. Oh surprise, le pied des voies, que nous attendions recouvert de jungle, nid a serpents, était dégagé  !!! Il semblerait que la région s’ouvre à l’écotourisme, ils ont donc « sécurisé les chemins », à grand renfort de coupe coupe et de feu.
Mais je vous ai promis du mac giver… A Ban nan none, les 1ers points manquent systématiquement, petite blague des villageois, qui, ma fois, devaient se demander ce que des spit flamboyants faisaient sur du rocher. Souvent le 2eme point aussi s’est envolé, nous avons donc appris à construire un bâton de préclipage. 2eme petit obstacle, les voies sont très, mais vraiment très peu pratiquées… donc royaume des toiles d’araignées, une première montée s’impose donc, balai au fesses, grosse brosse, petite brosse, bâton de préclipage suspendu pour monter de point en point et écarter araignées ou serpents.
Et je vous assure, une fois échauffée par ces amuses bouches, j’ai ADORE !!!!!  Dévers a 30 degrés, des voies vraiment classes,  mention spéciale pour « Ca baille dur », 7b majeur sur colos et patates, et un 8a et un 8b dans un style différent sans colos, mais des mouvements sur règles en devers, un peu de 3D.  Merci aux ouvreurs, c’était un régal ! Cerise sur le gâteau, à gauche, à droite, partout des lignes incroyables attendent encore leurs spits !!! Mais ca devrait venir…

Pour plus d’infos : http://www.laosclimbing.com

 

Laos, le toit gruyere

 

Un petit coucou du Laos, entre deux aventures, voici la premiere carte postale pour Kairn, bien sur je ne dis pas tout, impossible, masi promis, pas de serpents en vue pour l’instant, j'ai appris la parade: faire des feus au pied des voies, les serpents détestent!

Carte postale de Kairn

Juste un katana lace-up. Promis, il est bien dans la photo… C’est bien mon chausson, et moi je suis à moitie coincée, rampant sur le dos pour rejoindre la sortie de ce trou/tunnel qui perce une énorme circonvolution (à ce stade là, j’ai en stock dans mon vocabulaire ce mot barbare ou “patate géante”, à vous de choisir). J’ai bien du hésiter 5 minutes pour décider si je devais m’engager dans le trou, entrainant la corde dans mon sillage, ou le contourner par-dessous… mais après essai, l’option 2 semble largement au deçà du 6b+ annoncé ! Parce que oui, je suis bien en train de grimper, on ne m’a toujours pas converti à la spéléo… quoique là, la roche y fait quelques allusions !
Green Climber’s Garden ! Voilà ce paradis aux patates, au fin fond (enfin presque, j’annonce, on verra pire) du Laos, un toit hallucinant ! Tout simplement !  Jamais vu un toit comme celui-ci, et pourtant, avec la grotte de Millenium en Sardaigne, je pensais avoir posé la barre haut ! Celui –ci n’est ni tellement haut, ni tellement large, mais propose un nouveau monde en matière de grimpe 3D. Avec des avancée de 20m pour des cotations dans le 7, et même le 6b+ (rude, hein tout de même), on se doute bien qu‘il y a un truc. Du bas, certes, c’est sacrement découpé ! Mais une fois lancé dans la voie, WOW ! Ou est le haut, le bas, et ma prochaine dégaine, elle est derrière quelle patate ?
Bon je ne vais pas vous parler de patates toute la soirée, j’ai déjà réussi à placer mon tubercule  4 fois, et de toute façon, ce ne sont même pas de vraies patates (et de 5J), mais plutôt un rocher gruyère. Voila juste Un spot qui sort vraiment, mais vraiment du lot. James et moi nous sommes arrêtés ici, à 12 km de Takeck, par hasard, ayant découvert sur internet que deux grimpeurs allemands, Uli et Tania, avaient eu le courage de créer « Green Climbers Home ».  On s’attendait au mieux à des murs blancs de calcaire, par 35 degrés à dégouliner sur son assureur, et l’objectif était plutôt de se prélasser dans ce pays cocon qu’est le Laos, avec grimpe en option.
Sauf que notre tuktuk nous a posé au cœur d’un champ de montagnes : au bout d’un chemin en terre, au milieu d’un village de pagodes en bambou  avec au centre la pagode « climbers bar », le tout sur pilotis pour la saison des pluies. Uli et Tania ont entièrement crée ici un paradis pour grimpeurs : bungalows ou dortoir, topo, location de matériel , bar, resto avec menu typique succulent (mention spéciale pour le coconut lassi et les boulettes de riz gluant frites, à ce qu’il parait une invention de Uli, sacrilège mais tellement bon !), un village de grimpeurs, par des grimpeurs. Je l’ai déjà dit, voici le paradis !

Pour ceux qui veulent prendre leur billet de suite :
Accès : 12 km au nord deTaekek, Laos. On arrive a Taekek par 6 heures de bus depuis Vientiane, capitale, plus ½ a 1h de tuktuk, selon les spécimens.
Saison : la meilleure saison est décembre-janvier, un peu avant ou après, éviter bien sur la saison des pluies.
Budget : très petit budget ! Le plat de Padang curry avec riz gluant est à moins de 3 euros !
Toutes infos supplémentaires : http://greenclimbershome.com

 

 

 

 

Asie... presque

 

Pour Janvier Fevrier 2012, James et moi nous accordons le trip de mes reves: 1 mois et demi en Asie: Malaisie, Laos, Thailande yahouuouuououou :)


Mais avant les grandes vacances, voici les petites vacances, direction l'angleterre, Peak District
Ma 1ere carte postale en dircet sur
kairn!

 

 

Des croix, en voila!!!!!!


En une semaine de falaise(oui en fait 3 jours entre les anniversaires de James, Famille, Noel en avance...) on a réussi une belle collection de coches avec James:a Seynes, Metaphysique des tubes, 8c, 2eme essai pour nous deux, a Claret, Guere d'usure (8c) pour James, Biotope (8b+) pour moi. La fete quoi!!!!

 

 

 

 

La sportiva party!!!!!!

C'est demain au mur de lyon, tests du futura, contest de blocs, je serai la, de meme que Arnaud petit!

Un beau moment en perspective, venez nombreux!!!!

Au bilan, ca aura ete une superbe soiree, avec des blocs plein les bras, un gateau aux framboises et du champagne pour l'anniversaire de James, et le premier contact avec des chaussons qui promettent: les Futura!!!!!!!!!

 

El Cap, salle a Nantes, Inauguration

Dans la capitale de la Bretagne, une bande de joyeux grimpeurs a crée depuis déjà 7ans une belle salle d’escalade, El Cap. Un projet privé, mais l’esprit reste franchement chaleureux, il est ici question de passion !
Ils se sont lancés le défi l’an dernier de créer à grand renfort de sueur et de temps une ambitieuse extension de 17m de haut, un beau dévers à facettes que l’on baptisait le week-end dernier. A cette occasion North Face, mon partenaire, m’a proposé de monter dans le « nord » pour une petite visite, vin chaud, pains surprises et, beau cadeau, une « voie ultime » pour aller jouer ! La rumeur prétend que les gens de là haut sont plus chaleureux, je suis allée vérifier, j’en ressors ravie ! Le mur est véritablement de grande qualité, il pourrait honorablement accueillir une voie de coupe du monde, si ce n’est l’espace pour le public. « Ma » voie était un beau cadeau, dure, complexe juste à souhait, je l’ai sortie (ouf !)  en m’appliquant et surtout, l’équipe m’a accueilli avec un grand sourire, proposant même une initiation au dry tooling !
A tous, je vous souhaite beaucoup de grimpe à El Cap, des avants bras ruinés par le devers, et je tire mon chapeau pour ce nouveau mur !

 

Autriche, Zillerthall, Black Wall, mon dieu que le granite c'est dur!!!!

Sprungbrettl, 8b, au 2eme essai, comment dire, très beau, très très physique, très froid! Le granite, c'est une nouvelle histoire. Autant sur calcaire je tape des essais a vue dans du 8b, autant sur Granite, après travail dans la même cote, c'est déjà un exploit!

Mais bon, cotation mise a part, que c'est beau!!!!!